Assemblée nationale: Dans les pas des députés bizuts

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Publié le 19 juin 2012.

POLITIQUE - Ils sont 205 à découvrir l'Assemblée cette semaine...

Dans les couloirs inondés de journalistes du Palais-bourbon, les bizuts ne sont pas vraiment compliqués à repérer. A la découverte de leurs nouveaux locaux, ils traînent tous leur petite valise à roulettes que le personnel vient de leur remettre. A l’intérieur, le règlement de l’Assemblée et différents papiers sur le fonctionnement de la maison. «Accéder à ce lieu, symbole de la République depuis la Révolution française est une fierté. Surtout pour moi, issu des classes populaires», confie Philippe Doucet, député-maire d’Argenteuil, l’un des 205 députés élus pour la première fois. Un sacré coup de frais. Mais pas de coup de jeune. La moyenne d’âge du nouvel hémicycle est  de 54,6  ans.

La chasse aux bureaux

En cette semaine d’accueil des petits nouveaux, la fierté se savoure dans les bureaux administratifs: photo d’identité, remise de la carte de député, d’un portable, d’un budget informatique, d’une carte RATP et SNCF pour voyager ou encore répartition des bureaux… Comme au dortoir du lycée, les anciens essayent de s’accaparer les meilleurs locaux, notamment au sous-sol. «Non, je ne pense pas récupérer l’ancien de François Hollande car lui avait un appartement à Paris donc un bureau sans banquette. Moi, j‘ai besoin de pouvoir dormir sur place», glisse Sophie Dessus qui a été élue dans la circonscription corrézienne du président de la République. La socialiste vient d’assister à la première réunion de groupe PS. «Les anciens nous ont dit: "Enfin, vous voilà!". Eux se sont sentis un peu seuls pendant dix ans dans l’opposition…», sourit Doucet. Deux députés-sortants ont également proposé aux arrivants de leur expliquer les méandres de la chambre.

La politique, déjà…

Car, même au milieu de cette journée découverte (près d’une heure d’attente pour les députés qui veulent prendre une photo-souvenir dans l’hémicycle), la politique reprend déjà ses droits. Claude Bartolone suivi d’une mini-cour traverse au pas de charge la salle des Quatre colonnes. La campagne pour le perchoir bat son plein. Olivier Falorni, le tombeur de Royal, est poursuivi par la presse. Cette semaine, les députés choisissent également les trois commissions dans lesquelles ils souhaitent siéger. «J’ai coché en priorité la Culture. Mais je ne sais pas quand j’aurai la réponse, même si mon profil me donne une certaine expérience en ce domaine», explique François de Mazières, député-maire de Versailles et ancien conseiller culture du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Elu sous l’étiquette «indépendant soutenu par l’UMP et le Nouveau centre», il siègera en tant qu’apparenté. Et il a déjà contacté pour savoir s’il souhaitait appartenir à un  groupe.

Matthieu Goar
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