Les écologistes vont constituer pour la première fois un groupe à l'Assemblée nationale

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Publié le 18 juin 2012.

LEGISLATIVES - Ces résultats font oublier l'échec de la présidentielle...

Le sourire est revenu à la Chocolaterie, au siège d’Europe-Ecologie Les Verts, rue Chaudron (10e). Malmenés pendant la présidentielle et les 2,31 % de suffrages recueillis par la candidate Eva Joly, les écologistes peuvent désormais compter sur un groupe à l’Assemblée nationale qui portera leurs couleurs. Il leur fallait au moins 15 députés. D’après les estimations TNS-Sofres Sopra Group, ils obtiendraient 20 députés. CSA, lui, leur accorde entre 18 et 24 sièges.

«Ce dimanche 17 juin restera une grande et très belle victoire», a déclaré peu après 20h Cécile Duflot. «C’est la naissance du premier groupe écologiste à l’Assemblée nationale. C’est un événement politique, une nouvelle histoire», a ajouté la ministre du Logement et secrétaire nationale du parti. Pour conforter leur groupe, EELV devrait voir le ralliement de plusieurs députés régionalistes nouvellement élus, notamment en Bretagne.

A 23 h, le parti annonçait l’élection de 17 candidats, en plus de Noël Mamère, victorieux dès le premier tour en Gironde. Parmi les députés élus, Denis Baupin recueillait 64,73 % à Paris, Jean-Louis Roumégas 50,1 % dans l’Hérault, Michèle Bonneton 53 % en Isère, Brigitte Allain 53,19 % en Dordogne, Eva Sas 53,9 % en Essonne, François de Rugy 59 % à Nantes. La secrétaire nationale et ministre du Logement, Cécile Duflot, était élue avec 72 % des voix à Paris.

Un «pivot de la majorité présidentielle»

A la Chocolaterie, les quelques militants venus passer la soirée électorale se sont réjouis de ce score. «C’est génial car on s’est tous battus pour l’avoir ce groupe. Mais c’est aussi un ouf de soulagement car ce n’était pas gagné d’avance», commente l’une d’entre elles. Après avoir passé un accord électoral qui leur réservait une soixantaine de circonscriptions dont 25 à 30 en cas de victoire de la gauche, les écologistes avaient espéré de meilleures estimations (entre 12 et 20) qu’au soir du premier tour des législatives. Quelques dissidents socialistes avaient d’ailleurs fait trébucher dès le premier tour plusieurs de leurs candidats, dont l’un de leurs têtes d’affiche, Philippe Meirieu, président de leur conseil fédéral, dans la 1ère circonscription du Rhône.

Reste à savoir comment le groupe compte se démarquer du PS qui détiendra la majorité absolue. Le groupe «sera un des pivots de la majorité présidentielle», a assuré Cécile Duflot. «Ils seront des acteurs déterminés et déterminants dans les cinq années à venir. Ils seront peut-être 20, mais ils agiront comme 100», a-t-elle renchéri. De son côté, le numéro 2 d’EELV, Jean-Vincent Placé, qui s’est dit «satisfait des résultats des écologistes, la troisième force politique à l’Assemblée nationale», a appelé le PS à «faire attention» avec «tellement de pouvoir entre les mains».

William Molinié
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