Grise mine à l’UMP ce dimanche, au soir du second tour des élections législatives. Un peu plus d’un mois après la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, le parti connaît une large défaite aux législatives. Selon les résultats connus dans la soirée ce dimanche, l’UMP et ses alliés enregistrent 221 sièges, contre 328 en 2007.
De nombreux ténors du parti sont battus, dont Claude Guéant (9e circonscription des Hauts-de-Seine); Michèle Alliot-Marie (6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques); Nadine Morano (5e circonscription de Meurthe-et-Moselle); Manuel Aeschlimann (2e circonscription des Hauts-de-Seine); Valérie Rosso-Debord (2e circonscription de Meurthe-et-Moselle), ou encore Hervé Novelli (4e circonscription d’Indre-et-Loire).
Cette campagne électorale aura été difficile pour l’UMP, qui a martelé sa consigne nationale du «ni-ni» (pas d’appel au vote pour le PS ou le FN), gêné par un Front national présent dans plus de 60 circonscriptions au second tour. La consigne officielle du parti a été brisée par le candidat Roland Chassain (arrivé troisième dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône et qui s’est désisté au profit du FN), qui devrait être exclu prochainement du parti. L’attitude de certains ténors face au FN, comme par exemple Nadine Morano – piégée par un canular-, a également pesé pendant les derniers jours de la campagne.
L’UMP, qui s’attendait à une défaite, se projette déjà vers une autre échéance. En novembre, le parti organise un congrès, qui verra l’élection du nouveau président de l’UMP. Qui, de Jean-François Copé, actuel secrétaire général de l’UMP, ou de François Fillon, l’ancien Premier ministre, -tous deux réélus députés ce dimanche -gagnera le cœur des militants? La «guerre des chefs» a déjà commencé, perturbant un peu plus la campagne électorale de l’ancien parti majoritaire.