David Assouline: «La politique du ni-ni de l'UMP est un fait important de la campagne»

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Publié le 17 juin 2012.

INTERVIEW - Le sénateur socialiste évoque les attentes du PS pour le second tour des législatives...

David Assouline, sénateur PS de Paris, répond aux questions de 20 Minutes sur les enjeux de cette dernière soirée électorale.

Quel est le principal enjeu de la soirée pour le PS?

C’est le fait que le Parti socialiste obtienne ou pas la majorité absolue qui sera le fait politique majeur pour l’avenir du pays. Des cas particuliers dans certaines circonscriptions risquent de masquer cet enjeu, mais c’est bien la majorité à l’Assemblée qui importe. De la même manière, cette semaine, c’est la politique «ni ni» de l’UMP qui représente un fait politique important, car c’est une ouverture sans précédent à une alliance stratégique avec le Front national.

L’autre sujet politique qui a fait parler cette semaine, c’est aussi la position délicate de Ségolène Royal à La Rochelle…

Ce n’est pas anodin, mais ce n’est pas un fait politique majeur. Pour les législatives, au-delà de la question de la majorité à l’Assemblée, il y a toujours d’autres sujets plus ou moins importants, des fois des ministres sont battus. En 2007 par exemple c’était Alain Juppé.

L’enjeu n’est-il pas aussi de disposer de la majorité absolue sans vos alliés d’EELV et du Front de gauche?

La majorité absolue de la majorité présidentielle me convient très bien! Le PS considère que l’enjeu c’est la majorité absolue avec les alliés, car on peut très bien se satisfaire d’une majorité de gauche, en y incluant EELV et le Front de gauche. Il faut compter sur le fait que ceux qui veulent participer à la majorité présidentielle seront solidaires jusqu’au bout. Là-dessus, je suis optimiste. D’un autre côté, quand on est responsable politique d’un parti, on est content quand ce parti est très haut. La diversité oblige à discuter, à faire des compromis, mais elle enlève les tentations hégémoniques. Je suis content que la gauche soit diverse: un des échecs de la droite, c’est d’avoir fait l’UMP, ce rassemblement de plusieurs partis où, quand il y a des difficultés, beaucoup ont leurs idées qui ne sont plus représentées.

Le remaniement post-électoral verra-t-il des communistes entrer au gouvernement?

De notre côté, François Hollande a été clair, et il l’a montré au lendemain de la présidentielle: ceux qui soutiennent les idées de la majorité présidentielle ont leur place dans l’exécutif. Il sera dans la même optique demain. Du côté des communistes, je pense qu’ils vont avoir un vrai débat interne. Je n’écarte pas l’idée qu’ils puissent dire oui à leur entrée dans le gouvernement.

Propos recueillis par Nicolas Bégasse
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