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Publié le 14 juin 2012.

POLITIQUE - Et exister pendant les années Hollande...

Comment rebondir? Distancé par Marine Le Pen de 2.436.604 voix à la présidentielle et de plus de 20 points dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, Jean-Luc Mélenchon a perdu son pari du printemps 2012: devancer «l’épouvantail» du FN pour faire exploser l’argument du vote utile du PS et de l’UMP. «On s’en est quand même rapprochés. On est peut-être derrière eux mais on court plus vite», positive François Delapierre, l’un des plus proches conseillers de Mélenchon.

Et le Front de gauche tout entier s’interroge: quel rôle jouer lors du quinquennat? Car sur la scène de l’Assemblée nationale, la gauche du PS aura un tout petit rôle à jouer. Le tribun Mélenchon ne profitera donc pas de l’exposition parlementaire, et le groupe communiste, riche de 19 élus, devrait connaître un recul en sièges, dimanche. La vice-présidente du Parti de gauche, Martine Billard, a déjà été éliminée, l'apparenté Jean-Pierre Brard s'est désisté et Patrick Braouezec est en difficulté en Île-de-France. Sans accord avec le PS, le prix de l’indépendance risque d'être cher payé. «Le PS a tout fait pour nous faire battre», peste un représentant du Front de gauche.

Que feront les communistes?

Difficile dans ces cas-là de peser face à un PS qui peut obtenir la majorité absolue des sièges. «Nous ne serons pas dans la majorité présidentielle. Nous nous positionnerons au cas par cas en fonction des projets de loi», explique Delapierre. Le paradoxe est que dans le même temps, la dynamique Mélenchon a permis au Front de gauche de gagner des voix par rapport à 2007. Après avoir pénétré l’opinion, Mélenchon espère être un recours en cas de pourrissement de la situation économique. «Les partis d’extrême gauche sont asséchés. Nous sommes devenus en quelques mois la seule alternance au PS à gauche. Nous avons posé les jalons d’une future révolution citoyenne», détaille Delapierre. En espérant que le Parti communiste, appâté par des postes au gouvernement, ne se désolidarise pas de l’alliance. «Le PS a mis tellement de bâtons dans les roues de certains députés sortants, il ne manquerait plus que ça», lâche un proche de Mélenchon. Les communistes voteront après les législatives pour savoir s’ils doivent participer au gouvernement.

Et Mélenchon? Le tribun a été affecté par le vote de dimanche dernier dans la circonscription d’Hénin-Beaumont, où il n’a même pas réussi à se maintenir. «En même temps, quel intérêt d’être à l’Assemblée si c’est pour ne pas peser? Regardez Nicolas Dupont-Aignan», relativise aujourd’hui Delapierre. A part les plateaux des médias, «où il est toujours le bienvenu» selon un proche, il ne reste à Mélenchon que son poste de député européen, très peu suivi par les médias français. Après la fin de la campagne (il va soutenir jeudi et vendredi le candidat PS pour faire battre Marine Le Pen), l’orateur veut continuer à imposer le débat au pouvoir PS, notamment sur les institutions (manque de représentativité des votes à l’Assemblée) et sur les problèmes sociaux. «Derrière le changement, il y a une continuité. Le système est encore plus verrouillé que sous Sarkozy», glisse un membre du Front de gauche.

Matthieu Goar
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