Tweet de Trierweiler: Ségolène Royal «meurtrie» après ce «coup violent»

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Publié le 14 juin 2012.

POLITIQUE - Elle estime que son adversaire «accepte de faire perdre une candidate de gauche avec les voix de la droite et de l'extrême droite»...

C'est une femme «meurtrie» qui a pris la parole mercredi soir, à La Rochelle. Ségolène Royal a expliqué, dans cette ville au coeur de l'attention pour le second tour des législatives, ne pas avoir réagi à chaud au tweet de Valérie Trierweiler soutenant son adversaire car «le coup était trop violent».

«Je n'ai pas voulu volontairement réagir hier (mardi) car le coup était trop violent, ça ne veut pas dire que je ne suis pas meurtrie, je ne suis pas un robot...», a déclaré Ségolène Royal lors d'une réunion électorale à La Rochelle dont les images étaient diffusées sur les chaînes de télévision. «Je demande le respect par rapport à une mère de famille dont les enfants entendent ce qui se dit...», a ajouté l'ancienne candidate à la présidentielle.

«Je demande à être respectée»

Dans un entretien ce jeudi à Libération, elle explique à nouveau : «face à la violence du coup, je n'ai pas voulu réagir à chaud, car je mène un combat politique difficile et je me dois de tenir bon». «En tant que femme politique, je demande à être respectée tout comme doit être respecté le soutien politique que m'apporte le président de la République en tant qu'unique candidate de la majorité présidentielle», ajoute-t-elle dans le quotidien.

Au cours de ce même entretien, la candidate du PS soutenue par tous les partis de gauche dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime estime que le maintien de la candidature d'Olivier Falorni face à la sienne est «une forme de trahison politique qui s'apparente à celle d'Eric Besson en 2007».

Alors membre de la direction du PS, Eric Besson avait démissionné du parti en pleine campagne présidentielle, pour apporter quelques semaines plus tard son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy.

Falorni, « l'instrument du "tout sauf Ségolène"»

Cette «trahison» est «intolérable», insiste Ségolène Royal. «C'est accepter de faire perdre une candidate de gauche avec les voix de la droite et de l'extrême droite», explicite la présidente de la région Poitou-Charentes, en relevant que, selon un sondage, Olivier Falorni «récupère 83% des voix de Nicolas Sarkozy et 55% des voix de Marine Le Pen» à la dernière présidentielle.

Pour Ségolène Royal, le socialiste dissident «n'est pas l'homme de la majorité présidentielle, mais bien l'instrument du "tout sauf Ségolène"». Il bénéficie aussi, affirme-t-elle, «de certaines vieilles complicités d'appareil» parmi les «revanchards qui n'ont jamais accepté qu'une femme assume un destin politique au plus haut niveau».

«Beaucoup d'électeurs de gauche, je l'espère, ne voudront pas participer à cette opération de déshonneur politique», déclare encore la candidate, pour qui un vote des militants socialistes entre les candidats à la candidature dans cette circonscription (La Rochelle et l'île de Ré) «aurait divisé les socialistes locaux».

E.O. avec AFP
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