Ces circonscriptions gagnables par le Front national

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Publié le 11 juin 2012.

LEGISLATIVES - Les territoires où le parti peut gagner des sièges...

16h00 - dernière info: Le candidat UMP Roland Chassain, dans les Bouches-du-Rhône, s'est retiré de la campagne électorale, expliquant tout faire pour empêcher une victoire du socialiste Michel Vauzelle.

Au lendemain du scrutin du premier tour des élections législatives, le Front national affiche sa satisfaction. Malgré une abstention record et une règle électorale qui lui est défavorable, le parti présidé par Marine Le Pen se maintient dans 61 circonscriptions (sur 577), provoquant 32 triangulaires, sur 46 circonscriptions. Ses espoirs ont été néanmoins revus à la baisse, le parti espérant, avant le scrutin de dimanche, se maintenir dans 150 circonscriptions. Mais où le FN peut-il transformer l’essai et obtenir un siège ? Tour d’horizon par 20 Minutes

Marine Le Pen et la 11e circonscription du Pas-de-Calais. La présidente FN est arrivée première dans cette circonscription, avec 42,36% des suffrages exprimés devant le socialiste Philippe Kemel 23,50% et Jean-Luc Mélenchon (21,48%). Ce dernier a annoncé, dimanche soir, se désister au profit du candidat socialiste.

Marion Maréchal-Le Pen, nièce de Marine Le Pen, est arrivée première dans la troisième circonscription du Vaucluse. Pour sa première candidature, la frontiste de 22 ans obtient 34,63% des suffrages exprimés, devant le député UMP sortant Jean-Michel Ferrand (30,03%), et la socialiste Catherine Arkilovitch (21,98%). Terre favorable au FN, la Première sécretaire du PS Martine Aubry a annoncé ce lundi que le parti avait demandé à la candidate PS Catherine Arkilovitch de se retirer pour faire battre la candidate FN Marion Maréchal-Le Pen.

Dans la 2e circonscription du Gard, l’avocat Gilbert Collard est arrivé premier (34,57%), devant la socialiste Katy Guyot (32,87%), et l’UMP Etienne Mourrut (23,89%). Ce dernier se retirerait-il au profit de Gilbert Collard? La question n’est pas encore tranchée à l’UMP, qui se réunit ce lundi après-midi en bureau politique. Jean-François Copé a pourtant dit que l’UMP se maintiendrait dans toutes les circonscriptions où cela est possible. «On est en train de réfléchir à la moins mauvaise solution, aucune décision n’est prise», a indiqué à 20 Minutes Etienne Mourrut, dimanche soir. Il tranchera lundi «avec les militants». Est-il prêt à enfreindre les règles édictées par Paris? «Les instructions de Jean-François Copé sont généralistes, chaque cas est un cas particulier», répond-il. A gauche, on ne croit pas à cette hypothèse d'alliance UMP-FN. Si la socialiste se retrouvait en duel avec Gilbert Collard, elle n’aurait aucune chance de passer, alors que sa côte augmente en cas de triangulaire.  «La question ne se pose pas car l’UMP ne retirera pas son candidat», note un expert socialiste, selon qui le PS «est en situation de l’emporter vu le total gauche».

Le porte-parole FN des législatives Florian Philippot est arrivé deuxième dans la 6e circonscription de Moselle et devant l’UMP. Il  a ses chances, tout comme la frontiste Valérie Laupies dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, également arrivée devant la droite en triangulaire. Le candidat UMP de cette circonscription, Roland Chassain, a déclaré à 20 Minutes qu’il ferait tout pour barrer la route au socialiste Michel Vauzelle, président socialiste de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une hypothèse qui semble se confirmer, Roland Chassain s'étant retiré de la campagne ce lundi après-midi. «On a nos chances, en duel ou en triangulaire», a déclaré lundi Florian Philippot, porte-parole FN de ces législatives.

Dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, le FN Stéphane Ravier, en ballotage favorable (29,87%), a ses chances face à la candidate Sylvie Andrieux (29,80%) qui s’est vu retirer l’investiture socialiste en raison de son implication dans une affaire de corruption qui pèsent sur elle. La candidate UMP Nora Preziosi, éliminée du second tour (20,21%), indique à 20 Minutes qu’elle ne donnera aucune consigne de vote. «Si la candidate socialiste était honnête, j’aurais appelé à voter pour elle, je l’aurais même aidée à faire campagne. Mais là, je n’ai aucune consigne de vote à donner. Les électeurs sont des adultes, ils font ce qu’ils veulent.»

Enfin, dans la 4e circonscription de Vaucluse, un ancien du Front National, Jacques Bompard, devenu depuis président d’une formation d’extrême droite appelée «Ligue du Sud», est en deuxième position (23,51%), tout juste derrière le candidat PS Pierre Meffre (25,16%). Vingt-six ans après avoir été élu député FN à l’Assemblée nationale, en 1986, le maire d’Orange pourrait bénéficier d'un report des voix de la candidate UMP Bénédicte Martin (20,45%), dans l’hypothèse d’un accord local.

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>> La carte des résultats du premier tour des législatives

Anne-Laëtitia Béraud, avec Alexandre Sulzer
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