Législatives: Revivez les événements du lundi 11 juin

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Publié le 11 juin 2012.
>> Ce live est désormais terminé. Retrouvez une synthèse des événements de la journée en cliquant ici.


19h: La candidate PS se maintient face au FN à Carpentras
La candidate socialiste de la 3e circonscription du Vaucluse, Catherine Arkilovitch, a décidé, après une valse-hésitation, de se maintenir pour le second tour des élections législatives. «Je ne veux ni du Front national ni de la droite populaire, il n'y a pas de front républicain», a-t-elle dit. La première secrétaire du PS Martine Aubry avait annoncé dans la matinée que le parti avait demandé à la candidate de «retirer sa candidature» pour «faire barrage au Front national», représenté par Marion Maréchal-Le Pen, petite fille de Jean-Marie Le Pen. Mais Catherine Arkilovitch avait réclamé un temps de réflexion.

18h48: Le PS appelle à voter pour le dissident René Dosière dans l'Aisne

18h30: L'UMP n'a «aucune valeur commune» avec le PS, selon Christian Estrosi

18h: Arrestation à Amiens pour collage d'affiches racistes
Un homme a été arrêté, placé en garde à vue puis remis en liberté après avoir collé des affiches racistes sur plusieurs panneaux de la candidate EELV de la 2ème circonscription de la Somme, à Amiens. L'homme a été interpellé dimanche en plein collage d'affiches à l'effigie de Mohamed Merah, barrées d'un bandeau «une chance pour la France?».
Les affiches recouvraient celles de Barbara Pompili, candidate EELV, soutenue par le PS. L'homme arrêté tenait des propos incohérents. Ces affiches font partie d'une campagne lancée par le Bloc identitaire, groupuscule d'extrême droite implanté notamment dans la Somme.

17h53: Marine Le Pen appelle à «voter pour le PS» pour faire battre NKM dans l'Essonne
Marine Le Pen a appelé ce lundi à faire battre deux socialistes et quatre UMP, dont les ex-ministres Nathalie Kosiuscko-Morizet, Xavier Bertrand et Georges Tron. La présidente du FN a donné les noms des quatre responsables qu'elle souhaite voir battus: NKM, Xavier Bertrand, François Pupponi, candidat PS à Sarcelles (Val d'Oise), Manuel Aeschliman (UMP, Hauts-de-Seine), Georges Tron (UMP, Essonne) et Jack Lang (PS, Vosges).
Marine Le Pen a insisté sur le «cas spécifique» NKM, qui avait indiqué qu'en cas de duel entre entre le PS et le FN, elle choisirait «sans aucun complexe» le candidat socialiste. «Nous demandons à nos électeurs d'appliquer à Madame Kosciusko-Morizet la réciprocité, et par conséquent à voter pour le Parti socialiste», a-t-elle dit. L'ex-ministre UMP est arrivée en tête dans la 4e circonscription de l'Essonne (39,46%) devant le socialiste Olivier Thomas (36,29%). La candidate FN, Brigitte Dupin, arrivée en troisième position (11,39%) ne peut pas se maintenir mais son électorat est en position d'arbitre.

17h36: Jean-François Copé «condamne» le retrait de Roland Chassain (UMP)
Jean-François Copé a «condamné»i la décision de l'UMP Roland Chassain, arrivé 3e dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, de se «retirer» du second tour pour tenir sa «position» du «tous contre Michel Vauzelle» (PS) et de le laisser face à une candidate du FN. «Je condamne naturellement la position de M. Chassain, cela va de soi (...). Elle donnera lieu à une (décision) qui reviendra au bureau politique le moment venu», a déclaré le secrétaire général de l'UMP lors d'une conférence de presse à l'issue du bureau politique extraordinaire du parti.


17h22: Martine Aubry et Cécile Duflot seront à La Rochelle mardi pour soutenir Ségolène Royal

17h20: Jean-François Copé confirme que l'UMP maintient un candidat face à François Bayrou, dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques

17h10: Copé «invite tous les Français à voter pour des candidats UMP et Nouveau centre» pour «éviter l'irréparable»
Le secrétaire général de l'UMP s'exprime à l'issue du bureau politique de l'UMP. «Ne mettons pas tous les oeufs dans le même panier», lance-t-il.
Jean-François Copé dit par ailleurs «comprendre très bien» le message des électeurs FN.

16h58: L'UMP Roland Chassain retire sa candidature sa candidature dans les Bouches-du-Rhône
C'est ce que le candidat UMP a annoncé à l'AFP. Roland Chassain avait créé un malaise dans l'ex-parti majoritaire la semaine dernière en déclarant qu'il pourrait se retirer au profit du FN. Il est arrivé 3e dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône avec 22,62% des voix, derrière le socialiste Michel Vauzelle (38,4%) et la FN Valérie Laupies (28,98%).

16h45: L'UMP choisit ni le FN ni front républicain dans les duels gauche/FN au second tour

16h40: Brigitte Kuster, dissidente dans la 4e circonscription de Paris, se retire au profit de Bernard Debré
C'est ce qu'indique le candidat UMP sortant, qui a obtenu 45,07% des voix, devant la dissidente (23,01%).

16h35: Fillon «réaffirme le refus total (de l'UMP) de soutenir un candidat du FN»
Selon la sénatrice Fabienne Keller, qui participe au bureau national de l'UMP.

16h10: Morano fait un appel aux électeurs du FN? Le FN, lui, appelle à ne pas voter pour elle
Lionel Vinquant, candidat FN dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle où Nadine Morano est arrivée deuxième (34,33% des voix), appelle à ne donner «aucune voix» pour l'ex-ministre. «Madame Morano n'aime pas le Front National et Marine Le Pen et ne se gène pas pour le dire, elle n'a pas à profiter des voix qu'elle ne mérite pas», écrit le frontiste sur sa page Facebook. «Un peu comme Sarkozy en 2007, Madame Morano est au deuxième tour ce dimanche on reprenant (copié-collé) notre programme! Une fois de plus les électeurs ont choisi la copie à l'original! Ils se sont fait duper! Dommage!», poursuit-il.
Ce matin, Nadine Morano a appelé sans «aucun état d'âme» les électeurs du FN à lui donner leurs voix au second tour.

16h05: Olivier Falorni a déposé sa candidature pour le second tour
Il affrontera donc Ségolène Royal dans la 1ere circonscription de Charente-Maritime, malgré l'appel des instances du PS à retirer sa candidature.

15h30: Dans le Var, un candidat MoDem appelle à voter FN pour faire battre l'UMP
Damien Guttierez, candidat MoDem dans la 7e circonscription du Var, appelle à voter pour le candidat du FN Frédéric Boccaletti arrivé troisième avec 23,24% des voix. Le centriste, qui a obtenu 1,13% des suffrages, veut ainsi empêcher la réélection de l'UMP Jean-Sébastien Vialatte, «en qui (il) n'a pas confiance sur le plan de la morale publique», a-t-il expliqué à l'AFP. Jean-Sébastien Vialatte est arrivé premier avec 34,37% des voix, devant le socialiste Ladislas Polski (27,27%).
Le MoDem a aussitôt condamné cette initiative.

14h40: Olivier Falorni va déposer sa candidature pour le second tour à 15h30 à la préfecture

14h20: Le Parti pirate estime que les législatives sont une «première passe d'armes réussie»
«Ce ne fut pas le raz-de-marée, auquel aucun d'entre nous ne croyait. Ce ne fut pas la tempête, que certains nous prédisaient. Ce fut une sacrée étape, le début d'une aventure.», écrit le parti pirate, dans un communiqué.
Le parti se réjouit ainsi d'avoir, dnas plusieurs circonscriptions, terminé «premier parmi les partis réputés "petits"», même s'il n'a pas «atteint l'objectif dont il a tant rêvé et qui lui aurait ouvert la voie du financement public: faire 1% dans 50 circonscriptions».

13h40: La décision de Falorni de se maintenir à La Rochelle est «irrévocable»
Le candidat, dissident socialiste à La Rochelle face à Ségolène Royal, a affirmé sur France Inter que sa décision de se maintenir au second tour était «irrévocable». A la question: «Votre décision de vous maintenir est-elle irrévocable?», il a répondu «oui, elle est prise, elle est irrévocable». Il ajoute qu'il a travaillé ce lundi matin «à sa profession de foi» et que sa «seule préoccupation» est de «préparer le deuxième tour».

13h: Deux électeurs de l'UMP sur trois sont pour des accords locaux avec le FN
Selon un sondage Ipsos/Logica Business Consulting réalisé jusqu'à la veille du scrutin.
>> Le détail par ici

12h40: Daniel Cohn-Bendit estime que le PS a commis une «faute» sur le cas Bayrou
L’eurodéputé estime dans une interview au Monde que «le PS aurait dû ne pas mettre de candidat en face de M. Bayrou, et proposer un accord de non-candidature». «M. Bayrou aurait mérité d'être à l'Assemblée nationale, il y aurait apporté quelque chose», insiste-t-il. Pour Daniel Cohn-Bendit, ce serait «une bonne chose» que le PS retire sa candidature dans cette 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, mais «évidemment, cela n'arrivera pas car la candidate PS est arrivée en tête. Cela n'arrivera pas, mais ça reste une faute».
L’europdéputé pense que François Hollande aurait dû intervenir pour que le PS ne présnete pas de candidat face à François Bayrou. Mais François Hollande, «pas plus que son parti, n'apprécie le centre», estime Cohn-Bendit. « On retrouve là une tradition bien française : la gauche n'aime pas le centre, la droite non plus ; et le problème, c'est que le centre ne s'aime pas davantage».

12h05: A l'inverse, Aubry demande à la candidate PS de se retirer dans le Vaucluse pour faire barrage à Marion Maréchal-Le Pen
La candidate PS Catherine Arkilovitch est arrivée troisième dans la 3e circonscription du Vaucluse avec 21,98% des voix, derrière la nièce de Marine Le Pen (34,63%) et l'UMP Jean-Michel Ferrand (30,03%).

11h56: Martine Aubry appelle l'UMP à retirer des candidatures au profit du PS, pour faire barrage au FN
C'est le cas dans la deuxième circonscription du Gard, où l'UMP Etienne Mourrut est arrivé troisième - et peut se maintenir - avec 23,89% des voix, derrière le FN Gilbert Collard (34,57%) et la socialiste Katy Guyot (32,87% des voix). Martine Aubry a par ailleurs indiqué qu'elle se rendrait dans le Gard pour soutenir la candidate PS.

11h53: Martine Aubry demande à Olivier Falorni de retirer sa candidature
La première secrétaire du PS demande à nouveau au candidat dissident Olivier Falorni de retirer sa candidature dans la première circonscription de Charente-Maritime, au profit de Ségolène Royal. Il s'agit de la «règle générale», a t-elle indiqué lors d'une conférence de presse. «On ne peut pas être candidat de gauche et faire battre la gauche avec des voix de droite», a-t-elle insisté.


11h45: Dans les Yvelines, le candidat UMP dissident se désiste au profit d’Henri Guaino
Arrivé troisième dans la 3e circonscription des Yvelines avec 23,01% des voix, Oliver Delaporte a finalement renoncé à se maintenir, révèle Le Parisien. «Il n’est pas question de faire prendre le moindre risque à ma famille politique. Nous avons choisi de ne pas nous maintenir», a indiqué le dissident au journal. Henri Guaino a obtenu 28,12% des voix dans la 3e circonscription des Yvelines, devant la socialiste Fabienne Gelgon-Bilbault (25,76%).
 

11h32: Ségolène Royal appelle les électeurs «à ne pas mélanger leurs voix aux voix sarkozystes»
L’ex-candidate à la présidentielle est en position délicate dans la première circonscription de la Charente-Maritime, où le dissident socialiste Olivier Falorni accède avec elle au second tour. L'UMP Dominique Bussereau a déjà implicitement appelé à voter pour lui, pour faire barrage à Ségolène Royal.
 

11h25: France 2 gagne la bataille de l’audience
C’est l’autre affrontement, en marge des élections. France 2 a gagné la bataille de l’audience dimanche soir, en réunissant 4,67 millions de téléspectateurs, soit près de 300.000 de plus que TF1.
 

10h50 Le FN se maintiendra «évidemment partout» où il est qualifié
C'est ce qu'a annoncé Marine Le Pen lors d'une conférence de presse. «Le principe est le suivant: nous nous maintiendrons évidemment dans toutes les circonscriptions où nous sommes arrivés au second tour», a-t-elle déclaré.

10h41: Pour Rachida Dati, il faut dire aux Français : «La gauche ne vous a pas présenté la facture»
«Tout ce qui a été annoncé par le Parti socialiste se terminera par une augmentation forte des impôts, pas uniquement pour les riches, pour toute la classe moyenne française», a déclaré l'ancienne garde des Sceaux sur France Info. Rachida Dati a para illeurs mis en garde contre une majorité uniquement «arithmétique» entre le PS, «l'extrême gauche ou les écologistes», à l'Assemblée nationale. «Il y a des incohérences d'idéologie et de valeurs entre leurs alliés, ça veut dire que c'est uniquement tactique», a-t-elle affirmé.
 

10h28: «Les Français ont fait le choix de la cohérence», estime Marisol Touraine
«Les Français ont fait le choix de la cohérence» en votant majoritairement pour la gauche au premier tour des législatives, a déclaré Marisol Touraine sur RTL. «Demander à ce que les F'rançais n'amènent pas une majorité de gauche à l'Assemblée nationale, c'est leur demander de se dédier, et de rendre impossible l'appication du projet de François Hollande. Donc cela n'aurait pas de sens», a argumenté la ministre des Affaires sociale.



A propos de Ségolène Royal, en difficulté dans la première circonscription de la Charente-Maritime, Marisol Touraine a estimé qu'il s'agissait d'une «une candidate à part» dans «une situation à part». «Elle a été investie, c'est à elle de porter nos couleurs», a-t-elle ajouté.

10h17: Marine Le Pen dit «aurevoir à Jean-Luc Mélenchon
La présidente du FN s'est une nouvelle fois réjouie de son score dans la 11e circonscription du Pas-de Calais, où elle arrive en tête avec 42,36% des voix. Interrogée en conférence de presse ce matin, Marine Le Pen a indiqué qu'elle disait «aurevoir» à Jean-Luc Mélenchon, qui, avec 21,48% des voix, n'est pas qualifié pour le second tour. «La haine est mauvaise conseillère», a-t-elle ajouté à propos du leader du Front de gauche, estimant qu'il avait mené une «campagne parisienne, bobo et brutale».


10h04: Pour Michèle Delaunay, «un air de détente souffle dans les rues» de Bordeaux
La ministre déléguée aux Personnes âgées a obtenu 43,5% des voix dans la 2e circonscription de Gironde, devant l'UMP Nicolas Florian (34,28%).


9h25: Pierre Moscovici est «satisfait»
Le ministre de l'Economie, par ailleurs candidat dans la 4e circonscription du Doubs, se dit «satisfait de ce premier tour» des législatives.

9h50: Henri Guaino est «opposé à une alliance avec le Front national»
L’ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, candidat dans la 3e circonscription des Yvelines, exclut toute alliance avec le Front national. «Il peut peut-être y avoir des cas particuliers. Mais je ne peux pas voter pour le Front National. A priori je ne partage pas les mêmes valeurs», a-t-il expliqué sur BFMTV. «Je suis opposé à une alliance avec le Front National», a-t-il martelé, ajoutant qu’ «il y a des cas où (il) pourrait voter pour un candidat socialiste». «Si j’avais à choisir entre un candidat du Front National et M. Chevènement je pense que je me laisserais aller à voter pour M. Chevènement», a-t-il ainsi précisé.
Henri Guaino a obtenu 28,12% des voix dans la 3e circonscription des Yvelines, devant la socialiste Fabienne Gelgon-Bilbault (25,76%) et le dissident Olivier Delaporte (23,01%).
 

9h30: Marine Le Pen appelle «sans complexe» à faire battre NKM
La présidente du FN a appelé «sans complexe» à faire battre Nathalie Kosciusko-Morizet, dans la 4e circonscription de l’Essonne, où l’ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne est arrivée en tête avec 39,46% des voix, devant le socialiste Olivier Thomas (36,29%). «Je veux que les candidats UMP assument leurs responsabilités. On ne peut pas, d’un côté, réclamer le vote de nos électeurs et de l’autre ne cesser de nous insulter et faire clairement un appel à un vote socialiste comme l’a fait Mme Kosciusko-Morizet», a déclaré Marine Le Pen, sur BFMTV. Dans cette 4e circonscription de l’Essonne, la candidate FN Brigitte Dupin est arrivée troisième avec 11,39% des voix.

9h: Dominique Bussereau appelle implicitement à voter Olivier Falorni, contre Ségolène Royal
L'ex-ministre UMP multiplie les appels implicites à voter pour le candidat socialiste dissident, qui a maintenu sa candidature contre l'ex-candidate à la présidentielle dans la première circonscription de la Charente-Maritime.

8h59: Pierre Laurent veut son groupe du Front de gauche à l'assemblée
Le président du conseil national du Front de gauche, Pierre Laurent, a jugé ce lundi «impensable» que le FG n'ait pas de groupe à l'Assemblée, préconisant de «modifier le règlement» si la formation n'obtient pas les 15 députés nécessaires. «En projection de sièges, le FG, qui se veut en autonomie conquérante» vis-à-vis du PS à l'Assemblée, obtiendrait de 13 à 20 élus selon les sondeurs (15 élus nécessaires pour un groupe). Mais selon une source au PCF, le FG s'oriente plutôt vers 11 députés.


8h50: Harlem Désir appelle Olivier Falorni à laisser le champ libre à Ségolène Royal à La Rochelle
Le numéro deux du PS, Harlem Désir, a appelé ce lundi sur I-télé le dissident PS Olivier Falorni à «ne pas empêcher que la voix de Ségolène Royal puisse s'exprimer à l'Assemblée» alors qu'il a maintenu sa candidature en Charente-Maritime face à Ségolène Royal, qui brigue le perchoir. Ségolène Royal, qui brigue la présidence de l'Assemblée nationale en cas de victoire, a obtenu 32,03% des suffrages dans la première circonscription de Charente-Maritime, contre 28,91% à Olivier Falorni. Elle avait dimanche soir appelé son rival à jeter l'éponge mais ce dernier avait aussitôt refusé.

8h30: «Rien n'est jamais dans la poche», estime Martine Aubry
Pour la première secrétaire du Parti Socialiste, qui était l'invitée de France Inter, «rien n'est jamais dans la poche, surtout avec un abstention aussi forte». Au sujet de la situation de Ségolène Royal à la Rochelle, Martine Aubry a annoncé avoir redit «à Olivier Falorni que tout le monde doit respecter la règle, qui est de se désister en faveur du candidat de gauche le mieux placer. Il doit retirer sa candidature, ce ne serait pas acceptable d'être élu avec les voix de droite.»



Interrogée ensuite que l'attitude de l'UMP face au FN, elle a indiqué: «j'ai été tellement meurtrie par le débat sur identité national ou le discours Grenoble... Je n'ai plus rien à leur dire. Nous, nous n'avons pas besoin de rassembler de bureau politique pour prendre une décision. Nous appelons à faire battre le FN. Dans tous les cas où le FN peut gagner, nous ferrons ce qu'il faut.»
Sur le cas précis d'Hénin-Beaumont, elle a estimé qu'il aurait fallu «un élu de terrain qui connaissait bien le secteur, même si le talent de Jean-Luc Mélenchon est là. Mon seul souci c'est que Marine Le Pen doit être battue. Il faut qu'il ne manque aucune voix pour que Philippe Kemel l’emporte».
Interrogée enfin sur la situation de François Bayrou, Martine Aubry a rappelé: «Nous avons suivi sa cohérence, il ne veut pas être dans la majorité», soulignant que «s'il ne devait pas être élu, ce serait dommage pour le débat démocratique».

8h28: Rachida Dati raille la prochaine «majorité arithmétique» de gauche
Pour la maire du 7e arrondissement de Paris, si la gauche l'emporte dimanche prochain, elle ne possèdera qu'une «majorité arithmétique» et non pas une majorité «de projet et de valeur» avec ses alliés d'extrême gauche et des Verts. Interrogée sur France Info, Rachida Dati a estimé que, malgré l'abstention, les militants de l'UMP étaient «restés très mobilisés». «Il n'y a pas de véritable appétance pour les socialistes. Il n'y a pas d'engouement ni de forte adhésion pour François Hollande», a-t-elle souligné. Désormais, si pour elle, il faut «entendre les électeurs du Front national», l'ancienne ministre de la Justice a répété qu'il n'y aurait «pas d'accord» avec le parti d'extrême droite avec qui l'UMP ne partage pas les mêmes valeurs et la même idéologie. Tout candidat ne respectant pas cette règle «sera exclu», a-t-elle averti.

7h55: «On nous avait annoncé une vague et on a eu une vaguelette» selon Brice Hortefeux
L'ancien ministre de l'Intérieur était l'invité d'RTL, où il a estimé que la victoire n'était  pas impossible pour son camp, ironisant sur les résultats de la gauche: «On nous avait annoncé une vague et on a eu une vaguelette».



Interrogé sur l'attitude de l'UMP vis à vis du FN, et notamment à Hénin-Beaumont où Marine Le Pen est en situation très favorable, Brice Hortefeux a indiqué : «Nous sommes une famille démocratique moderne. Jean-François Copé, avec tous les responsables de notre famille, a proposé d'organiser une réunion de l'instance dirigeante de l'UMP cet après-midi, pour adopter une position commune, qui devra etre respectée par tous.» Précisant qu'il réservait, sur ce sujet, ses observations à sa famille politique, Brice Hortefeux a tout de même rappelé «le rôle du FN dans la défaite de l'UMP à l'élection présidentielle».
Interrogé ensuite sur les chances de Jean-François Copé d'accéder à la présidence de l'UMP, Brice Hortefeux a précisé que «Jean-François Copé avait, à juste titre, indiqué que le débat sur la présidence devrait s'ouvrir après les législatives. Le temps est celui de l'unité et du rassemblement. Viendra ensuite celui des personnes et des ambitions.»
En réponse à une ultime question sur Nicolas Sarkozy, pour savoir s'il allait bien, Brice Hortefeux a indiqué que l'ancien président «a pris du récul et s'incrit dans une discrétion durable et volontaire.»

7h50: Le FN se félicite de son score, «très bon dans un contexte de forte abstention»
Pour Florian Philippot, le porte-parole du Front national, il y aura plusieurs députés de son parti à l'Assemblée nationale car «il faut que les Français s'offrent des avocats du peuple». Interrogé par Europe 1, le jeune candidat de Forbach a estimé que le score global du FN (13,6%) était «très bon dans un contexte de forte abstention», réclamant la proportionnelle intégrale car le mode de scrutin actuel n'est «pas très démocratique» et «décourage». Florian Philippot s'est également réjoui de la «victoire» de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, autant que du «naufrage absolu» de Jean-Luc Mélenchon qui est «doublement sanctionné» après son résultat décevant de la présidentielle. Enfin, le porte-parole du FN voit dans l'appel du pied de Nadine Morano aux électeurs du FN en Meurthe-et-Moselle des «ficelles un peu grosses» s'étonnant qu'elle «partage les mêmes valeurs à quelques jours d'une élection».

7h25: Nadine Morano n'a «aucun état d'âme»
L'ex-secrétaire d'Etat à la Famille a particulièrement marqué les esprits dimanche soir en appelant les électeurs du Front national à voter pour elle lors du deuxième tour dans sa circonscription de Meurthe-et-Moselle. «Ce n'est pas une question d'accord, mais de partage de nos valeurs», a-t-elle déclaré ce lundi matin sur Europe 1, expliquant que le Parti socialiste faisait la même chose avec l'extrême gauche et les Verts. «Je partage les mêmes valeurs que les électeurs du Front national (maîtrise de l'immigration, contre le droit de vote des étrangers), j'en appelle directement à eux», a insisté Nadine Morano précisant qu'elle ne s'adressait pas pour autant au candidat du Rassemblement bleu Marine. Sans «aucun état d'âme», l'ex-secrétaire d'Etat n'appelle pas à voter PS dans les circonscriptions où le parti de la majorité présidentielle fait face au FN: «J'appelle chaque électeur à se positionner par rapport à ses valeurs.»


5h55: La une des principaux quotidiens ce lundi
«La gauche» est de tous les titres des unes ce lundi matin, au lendemain du premier tour et des résultats qui lui donneraient la majorité. La gauche «prend un net avantage» pour Le Parisien, «vire en tête» pour L'Humanité, «plus forte» pour Libération, «confirme» pour La Marseillaise ou encore «vers la majorité absolue» pour La Voix du Nord. La Croix et L'Est Républicain affichent quant à eux un titre similaire: «Avantage à la gauche» pour le premier, «Avantage à gauche» pour le second. Seul quotidien à ne pas parler de «la gauche», Le Figaro titre: «L'UMP appelle à la mobilisation».

5h47: Hénin-Beaumont attend impatiemment la fin des élections
«Vivement qu’on en finisse avec ces élections. C’est usant tout ce battage médiatique», lâche William, assesseur à la salle des fêtes d’Hénin-Beaumont. Le matin, une meute de journalistes avait envahi le bureau de vote, pour suivre la tournée de Jean-Luc Mélenchon, traits tirés, cravate rouge et livre de Jean Jaurès à la main. Le leader du Front de gauche a été suivi d’à peine un quart d’heure de Gérard Dalongeville, ancien maire révoqué, venu glisser son bulletin dans l’urne. Du côté de l’école Jean-Jacques Rousseau, les télévisions nationales n’ont rien raté des faits et gestes de Marine Le Pen, candidate Front National. «Les autres candidats ont été dépossédés de leur campagne», regrette Marine Tondelier, candidate des Verts. «Nous aurons fait tout notre possible pour contrer l’extrême-droite», assure Marie-Françoise, une commerçante, déçue de voir la ville désormais étiquetée Front national, avec 48,2% des suffrages. «Des faux tracts jusqu’à la contestation de la bonne tenue d’un bureau de vote à Méricourt, le FN aura multiplié les coups bas», soupire David. «Espérons désormais que Marine Le Pen ne passera pas».

5h36: Les espoirs déchus de Jacques Peyrat dans les Alpes-Maritimes
«Les premières tendances ne sont pas bonnes.» Dès 20h30, dimanche soir, les fidèles de Jacques Peyrat savaient à quoi s’attendre. Dans sa permanence du boulevard Saint Roch, l’ex-maire de Nice, candidat dans la 1ère circonscription des Alpes-Maritimes, fustige les absentitionnistes, «pas dignes de la République.» Car pour espérer se maintenir au second tour, le candidat du «Rassemblement Bleu Marine» doit réunir 12,5%... des suffrages des inscrits. «L’option d’une triangulaire n’est pas à l’ordre du
jour», confirmait trente minutes plus tard le candidat PS de la même circonscription, Patrick Allemand, qui lui devrait affronter l’UMP Eric Ciotti, dimanche prochain. Le député sortant et candidat à sa réélection annoncera en effet dès 21h25, devant sa permanence, « un duel » pour le second tour, et un bon score: «Je devrais réunir entre 44% et 45% des voix, Patrick Allemand entre 27 et 28%, et Jacques Peyrat autour de 16%». «Mon engagement pour les municipales n’est pas remis en question», confiera ce dernier, «puisqu’un échec aurait été de faire moins de 5%».

E.O. et C.C. avec les rédactions locales de 20 Minutes
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