Législatives: A La Rochelle, Ségolène Royal en ballotage défavorable

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Publié le 11 juin 2012.

LEGISLATIVES - Olivier Falorni, le dissident socialiste arrivé en deuxième position, refuse de se retirer de la course...

C’est le point noir de ce premier tour pour le Parti socialiste et l’Elysée. A Solférino, c’est le seul nom qui provoque des moues dubitatives: Ségolène Royal est en ballotage à La Rochelle. Arrivée en tête avec 32%, elle se retrouve pour le second tour en duel avec le dissident PS Olivier Falorni, qui a obtenu 28,91% des voix. La candidate UMP ne peut pas se maintenir, puisqu'avec 19,47% des voix, elle n’a pas recueilli les 12,5% des voix des inscrits. Un sondage réalisé par Ifop pour Sud-Ouest et France Bleu La Rochelle il y a quatre jours donnaient, en cas de duel Royal-Falorni, la socialiste gagnante à 51%. Mais au premier tour, elle était estimée beaucoup plus haut...

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«Le feuilleton du second tour, c’est Olivier Falorni», lance un cadre du PS dans la salle de presse de Solférino. «Il ne se retirera pas», assure-t-on. «C’est une situation difficile, inextricable», commente un autre ténor. Plutôt que de parler de son ambition pour la présidence de l’Assemblée, réitérée ce dimanche soir, «elle doit se concentrer sur les raisons pour lesquelles elle se présente et ce qu'elle peut apporter à la circonscription», lui conseille ce responsable socialiste.

Falorni ne se retirera pas

A La Rochelle, l’ex-candidate a fait contre mauvaise fortune bon cœur. A France2, elle explique: «Les Français ont voulu donner la majorité au nouveau président et au gouvernement pour donner un contenu concret à ce changement, je les appelle à amplifier ce mouvement au second tour». Immédiatement, elle a un mot pour le candidat dissident, Olivier Falorni:«j'appelle le candidat dissident à se rallier à moi, je lui tends la main, sans rancune alors que sans sa candidature j'aurais été élue au premier tour. Il pourrait se maintenir, mais les lois républicaines et de la gauche veulent que celle qui est arrivée en tête ait la responsabilité de faire ce rassemblement, afin de me donner la plus belle victoire possible dimanche prochain».

Aucune chance que cet appel soit entendu. «Je ne vais pas retirer ma candidature», a-t-il rétorqué, dans une déclaration à l’AFP. «Mme Royal ne m'a pas adressé la parole depuis trois ans, je trouve cette sollicitude soudaine et bien suspecte», a-t-il ajouté, comptant, lui aussi «rassembler».

Mobilisation générale pour sauver le soldat Royal

Il pourrait déjà rassembler les électeurs de droite, privé de candidat pour le second tour, si l’on en croit les sourires ravis des ténors UMP de la région, Dominique Bussereau et Jean-Pierre Raffarin, qui ont dit tout le bien qu’ils pensaient d’Olivier Falorni. «Nous ne mêlerons pas nos voix à Jean-Pierre Raffarin. Ce qui se joue, il ne faut pas se tromper, c’est la région Poitou-Charentes», analyse un cadre du PS peu suspect de «ségolénisme». Il faut se mobiliser pour sauver le soldat Royal, plaide-t-il. «Ce n’est pas parce qu’un ami est dans le besoin qu’il faut l’abandonner, c’est même le contraire», insiste-t-il.

Le PS devrait mettre les bouchées doubles et sonner la mobilisation générale pour cette circonscription symbolique et des ministres pourraient même aller soutenir l’ancienne candidate à la présidentielle. A l’Elysée, François Hollande surveillera d’un œil attentif le sort de son ancienne compagne, sachant que sa défaite le mettrait dans une situation politique et personnelle compliquée.

Maud Pierron
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