Législatives: «S'il y a moins d'argent, vous vivez avec moins!» estime Hervé Novelli

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Publié le 7 juin 2012.

LEGISLATIVES - Une défaite de l'UMP aux prochaines élections réduirait sa dotation publique...

Bilan de la campagne, risque de triangulaires UMP-PS-FN, baisse des financements publics en cas de défaite...Hervé Novelli, secrétaire général adjoint de l'UMP, répond à 20 Minutes, à trois jours du scrutin du premier tour des législatives.

Comment jugez-vous la campagne menée par l’UMP? N’a-t-elle pas été parasitée par la «guerre des chefs» entre Copé et Fillon?

Il y a eu des couacs après l’élection présidentielle, mais nous vivons maintenant une forte mobilisation. Regardez aussi les scores serrés de l’élection présidentielle. Une partie du score de François Hollande a été motivée par le rejet du président sortant, mais cela ne veut pas dire qu’il y a aujourd’hui une approbation du programme socialiste. Le 6 mai, il y a eu un rejet tactique, mais cela n’augure rien pour ces nouvelles élections.

Craignez-vous la défaite de la droite, annoncée par divers instituts de sondage?

Les scores annoncés par les sondages sont trompeurs, car ils agrègent le score du PS et des autres partis à gauche, alors que le score de l’UMP est annoncé seul. L’UMP est ainsi premier!

Jugez-vous l’UMP en danger dans la petite centaine de triangulaires UMP-PS-FN annoncées au niveau national?

Pas plus que cela. Cela se considère par rapport au niveau de l’abstention. Le seuil de 12,5% des inscrits pour maintenir sa candidature n’est pas forcément facile à obtenir. Il faudrait donc que le FN ait des scores très élevés. Au final, je ne crois pas qu’il y aura de nombreuses triangulaires.

Pensez-vous que l’abstention sera forte?

Il semblerait que l’intérêt des citoyens décroît. Mais la lecture de cette campagne n’est pas facile, car elle est très décentralisée: ces élections législatives, ce sont 577 élections locales. Les candidats sont sur le terrain, ils font campagne au niveau local, peu d’informations ressortent finalement au niveau national.

Sur de nombreux tracts de candidats, le logo ou la mention UMP n’apparaît pas. Comment l’expliquez-vous?

Je ne suis pas d’accord. C’est un procès d’intention. Mon matériel de campagne est siglé, il n’y a pas de problème de ce côté-là.

La ministre écologiste Cécile Duflot a été la cible d’une polémique sur ses propos concernant le cannabis. Est-ce que l’UMP va s’en servir pour ces élections?

Cette histoire est révélatrice de deux choses: d’un côté de l’amateurisme de ce gouvernement, et de l’autre, la cacophonie et le manque de discipline gouvernementale. J’ai été ministre, je sais comment se comporter lorsqu’on est au gouvernement…

Le résultat des élections législatives conditionne le financement public des partis politiques. Dans la prévision d’une défaite, en plus de dettes actuelles (correspondant à plusieurs dizaines de millions d’euros) couplées avec les pénalités liées au non-respect de la parité pour ces élections, que va faire l’UMP?

Avoir des dettes, c’est traditionnel après une élection présidentielle. Quant aux pénalités liées au non-respect de la parité, c’est dommage mais nous y travaillons pour améliorer la situation. Par ailleurs, il y a l’opération du nouveau siège de l’UMP à Paris qui coûte cher, mais où nous serons gagnants à terme. Quant à la baisse des financements publics, si elle peut survenir, elle ne remet pas en cause les crédits obtenus auprès des banques. Les financements sont acquis. Enfin, s’il y a moins d’argent, vous vivez avec moins ! Des économies de gestion peuvent être faites.

>> Les événéments politiques du jour, c'est à lire par là

Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud
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