Législatives: Gaspard, l'autre Delanoë à Paris

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Publié le 4 juin 2012.

LEGISLATIVES - L'artiste se présente dans la 5e circonscription de Paris...

Vous souhaitez que les nouveaux habitants du 3e soient soumis à un test de français avec l’accent du Marais ou que soit créé un label «Made dans le  10 afin de pouvoir acheter local ? Alors votez Delanoë. Gaspard Delanoë. Celui qui a été un peu artiste et un peu livreur de pizzas se présente aux législatives dans la 5e circonscription de Paris sous les couleurs du Parti faire un tour (Pffft). Un mouvement créé avant les municipales de 2008,  auxquelles il s’est présenté face à Delanoë (Bertrand). « On s’est rencontrés, ça s’est bien passé. Il a de l’autodérision », sourit Gaspard.

Ce jour-là, il a revêtu son «costume de candidat», certes un peu froissé, pour «être crédible face aux électeurs». Car son programme a beau être  fantaisiste, ou plutôt fondé «sur l’utopie et le rêve», comme il dit, Gaspard Delanoë prend la politique au sérieux. «Je ne me reconnaissais dans aucun parti, j’ai donc décidé de devenir acteur. Mon programme prête à rire, mais aussi à réfléchir. Quand je propose d’ériger des fortifications autour de la circonscription afin d’empêcher des hordes d’habitants des arrondissements voisins de déferler sur nos plaines, c’est une référence à la droitisation de l’UMP.»

Cofondateur du 59 Rivoli à Paris

Il regrette que ses candidatures soient parfois mal perçues par les autres politiciens. « En 2008 [il a obtenu 3,17 % des voix dans le 10e], on m’a accusé de voler des électeurs au PS… mais les gens savent très bien ce qu’ils font ! » Depuis, Gaspard Delanoë s’est présenté à toutes les élections. Un virage sur l’aile pour ce fils de pilote de chasse issu d’une famille où l’on vote « à droite, à gauche, au centre », voire pas du  tout, comme le jeune Gaspard. Après sa maîtrise d’anglais intitulée « Amour, anarchie, avant, après », il a vécu « une longue traversée du désert, ma mère était très inquiète. Puis je suis entré dans des squats d’artistes. A l’époque, la police nous dégageait vite.»

Un milieu qu’il n’a jamais quitté: en 1999, il cofonde le 59 Rivoli. « On ne vit pas de l’art underground. Même les grands artistes contemporains doivent enseigner aux Beaux-Arts. » Pour financer ses multiples campagnes – «j’imprime juste quinze ou vingt affiches» –, le candidat compte donc sur ses «agents dormants»,  sympathisants du Pffft qui lui soufflent également quelques audacieuses propositions. Le candidat de l’utopie serait-il prêt à changer de vie pour les faire appliquer ? «Honnêtement, je serais ravi d’être élu, assure-t- il. Je promets d’entrer à l’Assemblée nationale sur un âne.

Hélène Colau
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