Législatives: Entre Rachida Dati et Bernard Debré, la guerre du Net a commencé

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Publié le 22 mai 2012.

POLITIQUE - Le député UMP de la 4e circonscription de Paris reproche à l'ex-garde des Sceaux de soutenir une candidate dissidente...

Une nouvelle bataille a éclaté ce mardi dans la longue guerre interne qui secoue la droite parisienne. Au cœur de la discorde cette fois: Rachida Dati, qui a renoncé à se présenter aux législatives dans la même circonscription que François Fillon, et Bernard Debré, député sortant de la 4e circonscription investi par l’UMP. Tout a commencé lundi après-midi, quand l’ex-garde des Sceaux a annoncé avec force tweets son soutien à Brigitte Kuster, maire du 17e arrondissement de Paris, qui n’a pas obtenu l’investiture de l’UMP aux législatives dans la 4e circonscription, le parti lui préférant Bernard Debré. 

«En ce début de campagne, dommage que la loi sur la parité aux législatives ne soit pas respectée!», écrit d’abord Rachida Dati avant de lancer: «Rendons hommage au courage de Brigitte Kuster qui se présente aux législatives là où elle est élue maire dans le 17e arrondissement! Toutes avec elles!». L’eurodéputée loue ensuite le «mérite» de la candidate dû, selon elle, «non à son nom mais à son travail». Et elle ne s’arrête pas là, appelant les électrices à glisser le bulletin Kuster dans l’urne.

«Tu ne peux pas t’empêcher de jeter ton venin»

Il n’en fallait pas plus pour réveiller la colère de Bernard Debré, qui lui répond sur son blog dans une lettre cinglante, tutoiement à la clef.  «Voici que tu as renoncé au dernier moment, après avoir craché une nouvelle fois ton venin, à te présenter contre le Premier ministre. C’est une bonne chose, mais tu aurais pu éviter les mots blessants, inutiles. Maintenant que tu te sens libre, tu viens m’agresser dans les 16ème et 17ème arrondissements. J’en suis le député sortant et te voici de nouveau en train de vitupérer, d’utiliser des mots que tu aimerais blessants vis-à-vis de moi. Tu utilises une nouvelle fois ta médiatisation. Elle sonne creux!» écrit Bernard Debré. Avant de lâcher une autre salve: «Tu ne peux pas t’empêcher de jeter ton venin. Alors viens semer une nouvelle fois la zizanie dans ma circonscription, au nom de la parité, dis-tu. Mon Dieu!». 

«Tu m’as traité d’héritier? La belle affaire! Dois-je te dire que j’en suis fier?» écrit encore le député, citant entre autres son grand-père Robert Debré, qui «a créé l’Unicef après la guerre» et son père Michel Debré, «à l’origine de tant de réformes et même de la Constitution de la Vème République dont tu as été, par la grâce de Nicolas Sarkozy, garde des Sceaux».

«Propos haineux et misogynes»

«Les Français attendent autre chose que la vulgarité des propos d'un professeur de médecine!» lui rétorque Rachida Dati, avant de s’enflammer: «B. Debré parle de famille! On rêve! Quand ça l'arrange il renie une partie de sa famille. Et quand ça l'arrange, il utilise son nom». Et de conclure: 

En début d’après-midi, on attendait encore la contre-attaque de Bernard Debré.

Enora Ollivier
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