Législatives: Les candidatures sont déposées, la gauche en ordre dispersé

30 contributions
Publié le 18 mai 2012.

SCRUTIN - Le PS, EELV et le PCF et le PG ont échoué à trouver un accord...

La bataille pour les élections législatives des 10 et 17 juin, pour laquelle la gauche partira finalement en ordre dispersé dans pratiquement toutes les circonscriptions, est entrée dans une nouvelle phase vendredi soir, toutes les candidatures ayant été déposées.

>> Revivez la journée politique de vendredi par ici

Depuis vendredi 18h, heure-limite de ce dépôt, les préfectures disposent des noms des plusieurs milliers de prétendants aux 577 sièges de députés à pourvoir. Ils étaient plus de 7.600 en 2007 - soit 13 candidats en moyenne par circonscription-, 8.500 en 2002. La campagne officielle commence lundi.

Aubry regrette que le Front de gauche ait refusé un accord

Après l'annonce dès jeudi du renconcement de Najat Vallaud-Belkacem, dans une circonscription lyonnaise ancrée à droite, une autre ministre, Christiane Taubira, a décidé de ne pas être candidate en Guyane, a annoncé vendredi à l'AFP à Cayenne son mouvement politique Walwari (éventail en amérindien). Outre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, député-maire sortant de Nantes, 24 membres du gouvernement sont candidats aux législatives, et ils ne pourront conserver leur poste que s'ils sont élus, a affirmé le Premier ministre.

Certains sont promis à des combats difficiles dans leur circonscription au vu du score qu'y a réalisé François Hollande au second tour de la présidentielle comme Pierre Moscovici dans le Doubs, Aurélie Filippetti en Moselle ou Stéphane Le Foll dans l'ancienne circonscription de François Fillon (Sarthe). A la mi-journée, malgré d'intenses négociations, les partis de gauche (PS, EELV, PCF et PG) ont échoué à trouver un accord sur des candidatures uniques dans les quelques dizaines de circonscriptions où existe un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du Front national.

PS et Front de gauche se sont mutuellement accusés d'être responsables de cet échec. Martine Aubry a «regretté» l'absence d'accord, le PCF y a vu «un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche». Jean-Michel Baylet (PRG) a dénoncé «l'attitude hégémonique» du PS. Vendredi soir, la préfecture de Paris a reçu à elle seule 301 candidatures pour les 18 circonscriptions de la capitale, soit en moyenne près de 17 candidats par circonscription.

Des dissidents à gauche comme à droite

Dans la 2e circonscription (Ve, parties des VIe et VIIe) où Rachida Dati a jeté l'éponge, l'ancien Premier ministre François Fillon est candidat face au généticien Axel Kahn (PS). Dans la 6e circonscription, la nouvelle ministre du Logement et de l'Egalité des territoires Cécile Duflot (EELV) a toutes les chances d'être élue.

Ailleurs, la tâche s'annonce aussi ardue pour l'opposition au vu des résultats de la présidentielle: Jean-François Copé à Meaux (Seine-et-Marne), Xavier Bertrand (Aisne), Laurent Wauquiez (Haute-Loire). L'une des batailles les plus médiatisées opposera le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon à la présidente du FN Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où le PS espère conserver son siège.

Comme à chaque fois, ces législatives comptent leur lot de dissidents. Le PS y est confronté, notamment en Haute-Garonne et à Liévin (Pas-de-Calais) où le député-maire Jean-Pierre Kucheida, visé par des accusations de malversations, a déposé vendredi sa candidature face au candidat investi par le PS. A l'UMP, Claude Guéant (Hauts-de-Seine) et Henri Guaino (Yvelines) sont aussi confrontés à des dissidences, qu'on rencontre ailleurs, notamment en Isère.

«Pas de vague rose», selon Fillon

Vendredi, l'UMP a finalement décidé de ne présenter personne contre Jean-Christophe Fromantin, le maire divers droite de Neuilly (Hauts-de-Seine), ex-fief électoral de Nicolas Sarkozy. En revanche, le parti opposera dans l'Essonne un adversaire à l'ex-candidat souverainiste à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, qui présente 320 partisans dans toute la France.

Depuis que les élections législatives se tiennent dans la foulée de la présidentielle (2002), les Français ont toujours confirmé leur premier vote en donnant au président élu une majorité pour appliquer sa politique. «Nous avons besoin d'une majorité large, stable, cohérente et solidaire (...) parce que la situation du pays l'exige», a déclaré vendredi à France Inter Jean-Marc Ayrault.

La droite espère un retournement de tendance. «Le pays n'est pas traversé par une vague rose», a relevé François Fillon au vu de l'écart réduit entre Hollande et Sarkozy le 6 mai. L'UMP devra faire face à la concurrence du Front national de Marine Le Pen (17,9% à la présidentielle), qui présente des candidats partout sous l'appellation  «Rassemblement bleu marine».

© 2012 AFP
publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr