VIDEO. Résultats Législatives 2017: Majorité absolue pour les députés de Macron à l’Assemblée nationale, moins large que prévue

POLITIQUE Majorité absolue pour les députés de La République en marche au second tour des élections législatives…

Anne-Laëtitia Béraud

— 

Bureau de vote Numero 2, pour les les elections legislatives, a Evry, mairie (Hotel de Ville), le 11 Juin 2017.

Polling station Numero 2, for the legislative elections, in Evry, town hall (City Hall), on 11 June 2017.

Photo de Nicolas Messyasz / Sipa Press//NICOLASMESSYASZ_0020_2017_06_11a_011a/Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1706111351

Bureau de vote Numero 2, pour les les elections legislatives, a Evry, mairie (Hotel de Ville), le 11 Juin 2017. Polling station Numero 2, for the legislative elections, in Evry, town hall (City Hall), on 11 June 2017. Photo de Nicolas Messyasz / Sipa Press//NICOLASMESSYASZ_0020_2017_06_11a_011a/Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1706111351 — SIPA

La « vague Macron » a été confirmée au second tour des élections législatives ce dimanche, dans un scrutin marqué par une abstention massive. L’Assemblée nationale comptera 350 députés de La République en marche et de son allié le Modem sur un total de 577, selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur - même si les 11 sièges pour les Français de l'étranger doivent être officialisés lundi.

>> A lire aussi : Suivez en direct les résultats des élections législatives 2017...

 

« Une démobilisation massive parmi les électeurs »

Emmanuel Macron dispose ainsi d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale (289 députés), mais elle est moins large que prévue, car les estimations de l’entre-deux tours lui donnaient entre 400 et 470 députés. « La victoire d’En Marche de ce dimanche est entachée de deux bémols », résume le politologue et chercheur associé à l’Iris Eddy Fougier.

« L’abstention est proche de 57 %, ce qui révèle une démobilisation massive parmi les électeurs, et La République en marche compte moins de députés que les prévisions lui donnaient durant l’entre-deux-tours. Si ces sondages seront vite oubliés, il semble cependant que les Français ont voulu donner un signe au président Macron, celui de ne pas lui accorder tous les pouvoirs. »

>> La soirée électorale à suivre par ici, en direct

Les autres partis sont submergés par cette vague LREM. Les Républicains-UDI-Divers droite en obtiennent 137, le PS-PRG-EELV-Divers gauche 45, La France insoumise et le PCF 27 et le Front national 8, dont ceux de Marine Le Pen et Louis Aliot. Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a déploré ce dimanche soir « un parlement aux ordres » et un « triomphe [au] côté artificiel », avant d’abandonner son poste à la direction du PS, confiant « assumer [s] a part de responsabilité » dans la défaite.

Abstention historique

L’abstention a été historique pour ce scrutin, à 57,36 %. Au premier tour le 11 juin, elle avait pourtant déjà atteint un niveau record depuis 1958, à 51,29 %.

Dans les points chauds de ces élections, figure la victoire à l’arraché du député indépendant Jean Lassalle, réélu dimanche dans les Pyrénées-Atlantiques face au candidat d’En Marche qui le devançait au premier tour, ou les défaites de l’ex-ministre de la Santé Marisol Touraine (PS) battue en Indre-et-Loire, et du député PS et chef de file des frondeurs Christian Paul dans la Nièvre.

« Qui seront les voix qui s’opposeront, de manière radicale, à la politique de Macron »

Tous les ministres du gouvernement d’Edouard Philippe sauvent quant à eux leur tête, même Annick Girardin (Outre-mer) qui est réélue avec 136 voix d’avance sur son adversaire à Saint-Pierre et Miquelon.

Avec ces élections, s’ouvre un nouveau chapitre pour le pouvoir, avec un traditionnel remaniement ministériel prévu lundi ou mardi. « Le Premier ministre va faire sa déclaration de politique générale à l’Assemblée le 4 juillet. On verra alors les députés, chez Les Républicains comme chez les socialistes, entre ceux qui approuvent et ceux qui refusent de voter la confiance au gouvernement. On saura alors qui seront les voix qui s’opposeront, de manière radicale, à la politique d’Emmanuel Macron », conclut le politologue Eddy Fougier.