Mon bulletin dans ton urne: Valls s’auto-étiquette, les «grognards» de Macron et le FN tangue

LEGISLATIVES Chaque matin, « 20 Minutes » vous livre les trois informations marquantes de la campagne…

M.C.

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Manuel Valls et Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, le 10 février 2016.

Manuel Valls et Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, le 10 février 2016. — Jacques Witt/SIPA

A peine le temps d’avaler un café ? En sortant des brumes matinales, attrapez aussi notre récap’ quotidien d’une campagne corsée et régulièrement relevée de polémiques.

L’affiche de Manuel Valls estampillée « majorité présidentielle »

Sans parti, mais pas sans étiquette. Manuel Valls, qui avait fait savoir la semaine dernière qu’il entendait mener sa campagne « en homme libre » après s’être vu refuser l’investiture par le mouvement d’Emmanuel Macron, a pourtant publié mercredi sur les réseaux sociaux une affiche de campagne pour les législatives de juin, sur laquelle il revendique l’étiquette « majorité présidentielle ».

Un premier gouvernement taillé pour les législatives… et tant pis pour les promesses !

Cette liste-là, on l’attendait un peu comme celle d’un sélectionneur des Bleus avant une Coupe du monde de football. Il faut dire qu’Emmanuel Macron avait fait monter la sauce en repoussant l’annonce de vingt-quatre heures. Le chef de l’Etat avait aussi fait pas mal de promesses sur ce futur gouvernement. Au final, l’équipe d’Edouard Philippe, le Premier ministre, alterne poids lourds aux postes clés et société civile avec l’objectif d’obtenir une majorité aux législatives de juin prochain. « Les promesses sont tenues », s’enthousiasme Aurore Bergé, soutien de Macron et candidate La République en marche dans les Yvelines. Mais si l’on regarde dans le détail, la réalité est plus nuancée.

Après la défaite de Marine Le Pen à la présidentielle, le Front national semble tanguer

La présidentielle perdue laisse un goût amer au Front national. Depuis le 7 mai et les trois minutes de discours de défaite Marine Le Pen, le parti semble connaître un épisode de houle. L’ex-candidate a disparu des radars, Steeve Briois annonçant lundi sur Twitter qu’elle reprend la présidence du parti. Sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, égérie des rangs nationalistes-catholiques, a annoncé son retrait de la vie politique. Quant à Florian Philippot, le vice-président du FN qui incarne la ligne sociale-souverainiste, il a menacé de claquer la porte si la question de la sortie de l’euro était abandonnée.