Législatives: L’investiture de Marielle de Sarnez contredit les règles de La République en marche

MODEM Elle fait partie des 511 candidats investis par le parti du nouveau président de la République…

Manon Aublanc

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La vice présidente du MoDem, Marielle de Sarnez et François Bayrou, président du parti lors de la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron dans la salle des fêtes de l'Elysée, à Paris le 14 mai 2017.

La vice présidente du MoDem, Marielle de Sarnez et François Bayrou, président du parti lors de la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron dans la salle des fêtes de l'Elysée, à Paris le 14 mai 2017. — Francois Mori / POOL / AFP

C’est officiel depuis le lundi 15 mai. L’élue Modem, Marielle de Sarnez, fait partie de la nouvelle liste de 511 candidats investis par le parti d’Emmanuel Macron. Mais son investiture ne respecte pas les règles établies par La République en marche.

La centriste Marielle de Sarnez l’avait annoncé sur son compte Twitter il y a quelques jours, mais la décision est officielle depuis ce lundi. Cette proche de François Bayrou sera bien candidate pour La République en marche aux élections législatives à Paris.

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« Elle n’a jamais été élue députée de sa vie »

Problème, Marielle de Sarnez a déjà effectué quatre mandats de députée européenne depuis 1999. Une situation qui contredit les règles annoncées par La République en marche. Selon le mouvement, aucun candidat ne pourra se présenter aux législatives s’il a déjà effectué plus de trois mandats parlementaires. Invité de RTL ce mardi matin, Benjamin Griveaux, le porte-parole de la République en marche, a justifié cette investiture, arguant qu’elle n’avait jamais été députée à l’Assemblée nationale : « Elle ne concourt pas pour un mandat dont elle a déjà été élue puisqu’elle n’a jamais été élue députée de sa vie. » La centriste n’est d’ailleurs pas la seule dans cette situation, comme l’a relevé Marianne .

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Sauf que cette candidature n’est pas approuvée par tous localement : « C’est un coup de force. Elle ne répond même pas aux critères », a expliqué une membre du MoDem local et adhérente LREM auprès de L’Express. Armelle Malvoisin, conseillère départementale du MoDem parisien, a estimé de son côté que la candidate « ne représente pas le renouveau politique espéré dans cette circonscription ».