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Publié le 3 juillet 2012.

INTERVIEW - L'eurodéputée Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement, présidente de Cap21, appelle à un rassemblement du centre soutenant l'action de François Hollande...

Quel est votre constat ?

Une reconstruction politique est aujourd’hui en cours. Le centre a implosé, la droite est en pleine recomposition, les tentatives de réunifications sont en cours. On a vu lors de la présidentielle et des législatives l’échec de la capacité à élire un centre indépendant, non rattaché à la droite ou à la gauche. Il faut trouver un nouvel équilibre entre efficience politique et autonomie programmatique. La victoire de François Hollande n’est pas celle de la gauche contre la droite. C’est une voie de redressement économique dans la justice et le rassemblement. Les centristes, les écologistes, les républicains s’y sont retrouvés soit dès le premier tour comme moi, soit au second. Nos sensibilités doivent se fédérer et proposer de peser politiquement. C’est une nécessité pour le projet présidentiel. S’il échoue, la France n’aura plus d’issue.

Quel est donc votre projet ?

Le projet est collectif: rassembler, dans un esprit d’ouverture, des personnalités partageant des valeurs communes et qui ont soutenu François Hollande pendant la campagne présidentielle afin œuvrer au rassemblement du centre. Parmi ces personnalités, je pense notamment à Jean-Jacques Aillagon (ancien ministre de Jacques Chirac qui a apporté son soutien à Hollande NDLR) Michel Suchod (ancien député PS), des amis de la coopérative initiée par Dany Cohn-Bendit et du Modem, dont Jean-Luc Bennhamias, qui est sur cette même ligne. Ce centre humaniste, solidaire, écologiste doit se regrouper et impulser une dynamique  sans renoncer à ce qu’il est. Et je souhaite prendre évidemment contact avec le parti radical de gauche (PRG).

Ministre de l’Environnement sous Jacques Chirac, vous rejoignez donc la gauche ?

En me recevant le président de la République a voulu montrer son intérêt pour une ouverture vers le centre. Ne pas critiquer, voire soutenir la majorité présidentielle ne veut dire que nous allons devenir des affidés ou que je deviens socialiste. Je reste une femme libre, convaincue que les valeurs humanistes écologistes et de rigueur sont indispensables pour contribuer au redressement national. J'observe du reste que les décisions prises conjuguent ce réalisme prôné avec un esprit de justice. En choisissant de soutenir l’action du président de la République et du Premier Ministre, je souhaite avant tout le succès de la France.

Quelle serait la forme la plus adaptée à votre projet ?

Une confédération, voire une fédération, mais dans tous les cas une structure souple qui, dans tous les cas, respecterai l’histoire des mouvements. Le calendrier est arrêté pour être prêt à la rentrée.

Pourquoi ne vous rapprochez-vous donc par des écologistes d’Europe-Ecologie Les Verts?

La place de l’écologie est aujourd’hui très faible, malgré un succès électoral du aux alliances avec le PS. L’appareil d’EELV –contrairement aux militants – parle peu d’écologie et n’est pas adapté à l’ambition écologiste. Je partage l’analyse de Dany Cohn-Bendit. Il faut changer les pratiques et il faut pour réussir la transition énergétique, partir du réel. L’écologie doit être repensée et permettre de dépasser les oppositions et les clivages pour réaliser une synthèse .La pensée écologique doit se renouveler et dépasser les idées utopiques du XXe siècle pour devenir populaire et crédible. Je souhaite par ailleurs une évolution dans le modèle des partis politiques. Ils sont aujourd’hui trop jacobins, partent du sommet vers la base. C’est le force d’une écologie de transition de partir du local et de la base pour trouver les meilleures solutions.

Que pensez-vous de la création du groupe parlementaire centriste UDI, par Jean-Louis Borloo ?

Cette initiative est une étape vers la recomposition du centre droit après les difficultés du Modem. Il ne peut y avoir un centre unique à droite. Avec mes amis, je veux offrir un autre pôle, qui pourra participer de la majorité présidentielle parce que je veux que la France réussisse dans les cinq ans qui viennent.

Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud
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