Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l'Elysée, le 21 juin 2012.
Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l'Elysée, le 21 juin 2012. - AFP

M.P.

Un jeu de chaises musicales, quatre nouveaux entrants, quatre nouveaux portefeuilles et des ajustements de périmètre: voilà le gouvernement Ayrault 2. Pas de changements significatifs mais que ce remaniement a été long à accoucher. Annoncé pour le début de soirée, puis pour 20h00  mais Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l’Elysée, n’est apparu dans la cour du Château qu’à 20h44.

>> Le premier gouvernement en image

Premier enseignement: la querelle entre Christiane Taubira, la ministre de la Justice, et Delphine Batho, sa ministre déléguée, a été réglée. Par le haut pour la jeune socialiste puisqu’elle prend le maroquin de l’Ecologie, un ministère de plein exercice. En conséquence, Nicole Bricq, qui occupait ce ministère, devient ministre du Commerce extérieur de plein exercice alors que jusqu’ici, cette attribution était dans le portefeuille de Pierre Moscovici, le ministère de l’Economie.

Quant aux entrants nommés ministres délégués – deux hommes et deux femmes, parité oblige -, ils viennent pour trois d’entre eux du Sénat. Guillaume Garot, proche de Ségolène Royal, est le seul député nommé: il écope de l’Agroalimentaire. Thierry Repentin est à la Formation professionnelle, Anne-Marie Escoffier à la Décentralisation et Hélène Conway auprès des Français de l’étranger. Une prérogative auparavant occupée par Yamina Benguigui,  qui n’est désormais plus que ministre en charge de la Francophonie.

Avec la promotion de Delphine Batho et la nomination de Guillaume Garot, alors que Najat Vallaud-Belkacem est déjà ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, tous les proches de Royal ont été promus. Une manière, peut-être, de la remercier elle.