Bruno Le Roux fait l'unanimité à la tête du groupe PS

2 contributions
Publié le 20 juin 2012.

POLITIQUE - Ce proche de François Hollande devrait être élu jeudi après-midi à l’Assemblée...

Une élection dans un fauteuil. Seul candidat en lice pour la présidence du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux sera élu jeudi à 15h par acclamations de ses camarades dans la salle des fêtes de l’Assemblée. Ce proche de François Hollande, réélu en Seine-Saint-Denis, succède donc à Jean-Marc Ayrault. Philippe Martin, député du Gers qui s’était déclaré, a en effet retiré sa candidature ce mercredi.

Député depuis 1997, l’ex-maire d’Epinay-sur-Seine connaît bien le groupe PS. Proche de Jospin à l’origine, il s’est rapidement rapproché de François Hollande, notamment après la défaite à la présidentielle de 2002. Depuis, Bruno Le Roux accompagne le chef de l’Etat, dans ses traversées du désert comme lors de ses retrouvailles avec la lumière médiatique. C’est l’un des hommes de confiance du Président, l’un de ses porte-parole pendant la campagne présidentielle et chargé de renégocier le volet législatif de l’accord avec Europe Ecologie-Les Verts.

«Je ne vois même pas qui pourrait être élu à sa place»

C’est d’ailleurs cette «complicité avec le chef de l’Etat», «essentielle pour ce poste stratégique», qui l’a rendu incontournable, commente Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère. «C’est un vrai parlementaire, qui connaît le travail législatif, son ingratitude et sa satisfaction, et pas simplement un député», vante-t-il. Pour Urvoas, Bruno Le Roux, qui a déjà connu des «situations d’opposition et de majorité», saura ne pas faire du groupe PS un «groupe godillot» ou qui «gêne le gouvernement». Enfin, le fait qu’il soit francilien est aussi un avantage: en cas d’incident en séance, il pourra être là rapidement, souligne-t-il.

«Il est discret, tenace, il ne fait pas dans la politique spectacle, juge le député Malek Boutih, élu pour la première fois dimanche dans l’Essonne mais qui le connaît bien. «Un président de groupe, ce n’est pas la bataille d’égo mais savoir qui faire monter, qui porte les textes.» Surtout, Bruno Le Roux, note-t-il, avait réellement envie d’être président de groupe car vu sa proximité avec Hollande, «il aurait pu entrer au gouvernement». Du fait de cette proximité, justement, Bruno Le Roux fait l’unanimité; du moins personne n’ose le contester publiquement. «Il est rassembleur, je ne vois même pas qui pourrait être élu à sa place», commente le député de Paris Jean-Marie Le Guen.

Maud Pierron
Mots-clés
Newsletter
La 13H

Votre point info
de la mi-journée

publicité
publicité
publicité

publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr