Il n’y a que 27 députées UMP élues. Comment remédier à ce manque de représentativité féminine?
Il n’y a eu que 26% de femmes investies. Et seules 14% ont été élues car la plupart étaient investies dans des circonscriptions ingagnables. La loi sur la parité n’est pas respectée par ceux là même qui ont voté la loi, c’est choquant. Je suis donc favorable à ce qu’il n’y ait plus aucune subvention publique pour les partis qui ne respectent pas la loi sur la parité. Je souhaite aussi la parité totale à la commission d’investiture de l’UMP et dans toutes les instances dirigeantes du parti.
Le renouvellement générationnel à l’Assemblée ne s’est pas fait…
Le renouvellement politique pourrait se faire plus facilement si par exemple le nombre de mandats était limité dans le temps. Cela encouragerait l’engagement politique et permettrait aux élus sortants de préparer sereinement leur succession. La parité, la diversité et le rajeunissement pourront devenir une réalité.
Justement, comment comptez-vous participer à la préparation de l’avenir de l’UMP?
J’ai été à l’initiative de la création d’un groupe de plus de 100 femmes de droite élues sur tout le territoire national.
Est-ce l’annonce d’un nouveau mouvement au sein de l’UMP?
A ce stade, nous sommes constituées en groupe de travail. Nous souhaitons faire des propositions sur tous les sujets qui intéressent les Français mais aussi sur l’organisation et le fonctionnement du parti. Par exemple, le respect de la parité dans toutes les instances, la limitation du nombre de mandats dans le temps, la diversité sociale, en valorisant les élus qui siègent dans les exécutifs locaux. Ces propositions seront soumises à l’ensemble des candidats à la présidence de l’UMP.
Serez-vous candidate vous-même?
Aujourd'hui, je suis engagée dans ce travail collectif pour apporter des idées neuves à l'UMP. C'est notre seule priorité et nous veillerons à ce que nos propositions soient intégralement reprises. Ne doutez pas de notre détermination!
Vous évoquez les valeurs de l’UMP. Renvoyez-vous dos-à-dos le PS et le FN?
Je n’ai jamais considéré que le PS et le FN, c’était la même chose. Le FN soulève des problèmes mais apporte des solutions anti-républicaines. C’est la politique du bouc-émissaire, du rejet de l’autre, du repli sur soi. Ce ne sont pas nos valeurs. La droite à laquelle j’adhère n’a pas de valeurs communes avec le FN.
Tout le monde n’a pas dit cela à l’UMP ces dernières semaines…
Les responsables politiques ne doivent pas être des caisses de résonance d’angoisses ou de peurs. Au contraire, ils doivent apporter des solutions concrètes pour y remédier et maintenir la cohésion nationale.
Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas été, pendant la campagne, une caisse de résonance de ces peurs?
Nicolas Sarkozy ne l’a jamais fait. Bien au contraire. Je vous rappelle que c’est le FN qui l’a fait battre pour toutes ces raisons. Mais il est vrai que certains, y compris dans son entourage, ont dérapé ou stigmatisé une partie de nos compatriotes. Je l’ai toujours dénoncé ! A cause de leurs propos, beaucoup de Français ont considéré que nous n’étions pas républicains. Nous aurions du être plus fermes à leur endroit.
Vous étiez un emblème du sarkozysme. Pourtant, vous ne participerez pas au mouvement La Droite forte de Brice Hortefeux qui se revendique du sarkozysme…
Je ne fais pas partie de cette Amicale des anciens qui souhaite entretenir la mémoire de Nicolas Sarkozy. Que je sache, Nicolas Sarkozy n’est pas mort.