Ségolène Royal à La Rochelle, le 17 juin 2012, au soir du second tour des législatives.
 Ségolène Royal à La Rochelle, le 17 juin 2012, au soir du second tour des législatives. - NOSSANT/ SIPA

Enora Ollivier

Bartolone et Glavany candidats au perchoir, Guigou «disponible»

Une chose est sûre: battus dans leurs circonscriptions respectives, ni Ségolène Royal ni Jack Lang, qui se voyaient bien au perchoir, ne présideront l’Assemblée nationale. En revanche, Claude Bartolone, réélu dimanche, a officialisé sa candidature ce lundi matin, suivi de Jean Glavany dans l’après-midi. Dans le même temps, Elisabeth Guigou ne s’est pas tout à fait déclarée candidate mais a fait état de sa «disponibilité» pour le poste. Les députés socialistes choisiront leur candidat jeudi, avant l’élection du président mardi.

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L’UMP commence son autocritique sur la campagne droitière

Ils ont fait le choix de s’exprimer une fois les élections finies. Des cadres de l’UMP ont critiqué ce lundi matin l’accent droitier donné par certains des leurs à la campagne des législatives. «A trop courir derrière le FN, on le crédibilise», a lancé François Baroin. «Quand j'ai entendu des personnes dire qu'elles partageaient les valeurs du FN ou qu'elles trouvaient de la sympathie pour Marine Le Pen...» a continué l'ex-ministre de l'Economie, visant sans la citer Nadine Morano. «C'est quoi la prochaine étape? On prend un verre ensemble?» a-t-il ironisé, tout en rappelant que le FN était «un adversaire politique», qu'il fallait «combattre». Jean-Pierre Raffarin, a quant à lui estimé que la «stratégie de Grenoble», la «dérive droitière» de l’UMP «avait échoué». «Notre majorité, dans le passé, a été un peu hémiplégique, sa partie droitière était plus renforcée que sa partie centrale», a-t-il continué, précisant que «le FN a une histoire qui ne le met pas dans le camp de la République».

Le jour d’après à La Rochelle

Ségolène Royal a reçu le soutien des membres de la majorité, après sa cuisante défaite dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime. «Aujourd’hui, nous avons besoin d’elle», a lancé Najat Vallaud-Belkacem. «Elle saura rebondir», a assuré Manuel Valls, alors que Bruno Le Roux affirmait «regretter qu’elle ne soit pas là». Abasourdie, l’intéressée est restée à La Rochelle ce lundi. «Je me donne le temps de la réflexion», a-t-elle répondu à des journalistes qui l'interrogeaient sur ses projets après sa défaite. «Ma détermination reste intacte, a-t-elle cependant ajouté. Il ne faut jamais se laisser abattre par les trahisons et par les méchancetés.»

Les communistes écartent l’idée d’entrer au gouvernement

Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, a exclu toute entrée de ministres communistes au gouvernement à l'heure actuelle, lors d’un conseil national du parti, qui s’est tenu à huis clos. «Aujourd'hui, en dépit de nos appels répétés à la prise en compte de nos propositions, nous estimons que les conditions de notre participation au gouvernement Ayrault ne sont pas réunies. Ce qui ne préjuge pas de l'avenir», est-il écrit sur un projet de bulletin de vote proposé par le comité exécutif du PCF, qui sera soumis aux militants lundi et mardi dans toutes les fédérations.