Ségolène Royal, battue dimanche dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime par le dissident PS Olivier Falorni (DVG), a dénoncé une "trahison politique", considérant que le nouvel élu était "un député de droite".
Ségolène Royal, battue dimanche dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime par le dissident PS Olivier Falorni (DVG), a dénoncé une "trahison politique", considérant que le nouvel élu était "un député de droite". - Jean-Pierre Muller afp.com

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Ségolène Royal, battue dimanche dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime par le dissident PS Olivier Falorni (DVG), a dénoncé une «trahison politique», considérant que le nouvel élu était «un député de droite».

Royal veut rester en Charente-Maritime

Royal a assuré qu'elle gardait «intacte» sa «volonté de servir» le territoire, lors d'une déclaration retransmise par les télévisions, car elle entend «continuer à peser sur les choix de la politique nationale». «Je remercie tous les Charentais-Maritimes qui m'ont apporté leurs suffrages et je regrette de ne pas leur donner une belle victoire qui était possible pour la gauche dès le 1er tour s'il n'y avait pas eu de dissident», a-t-elle souligné.

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Olivier Falorni a été «élu avec le soutien de l'UMP». Il «a permis à la droite de réussir son tir de barrage contre la candidate de la gauche et ce soir c'est en effet un député de droite qui est élu, puisqu'il recueille plus de 75% de voix de droite et 25% de voix de gauche», a-t-elle affirmé.

«Le résultat de ce soir est le résultat d'une trahison politique puisque la mobilisation de l'UMP a été associée à l'utilisation malhonnête de l'étiquette majorité présidentielle, qui a trompé un certain nombre d'électeurs», a accusé Ségolène Royal. «Je n'ai pas gagné cette élection, mais je garde intacte ma volonté de continuer à servir notre territoire rochelais et charentais-maritime que je sers depuis huit ans à la tête de la région Poitou-Charentes, dans laquelle je suis élue depuis 25 ans sans discontinuer. Je continuerai donc à appuyer tous les projets du territoire en cours», a-t-elle dit.

Falorni fait mieux que prévu par les sondages

«Je suis animée passionnément par l'amour de la France et le bien-être des Français et je continuerai donc aussi à peser sur les choix et sur la réussite de la politique nationale que mène le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et le président de la République», a-t-elle ajouté.

De son côté, Olivier Falorni s'est félicité de son élection, estimant que c'était une «victoire de la démocratie», dont il est «fier». «J'ai beaucoup d'émotion, de fierté», a-t-il déclaré à des journalistes, peu avant la proclamation des résultats officiels: «C'est une victoire de la démocratie (...), un message fort adressé par les citoyens de La Rochelle», a-t-il ajouté. Olivier Falorni a fendu la foule de ses supporters pour plonger dans les bras de sa grand-mère, en larmes.

«C'est un vote pour ma candidature de centaines de milliers d'électeurs, qui ont mis leur bulletin dans l'urne. Tout au long de la journée, des électeurs m'ont dit merci, merci d'avoir tenu bon, de nous avoir donné le droit de nous exprimer», a-t-il ajouté. «Je serai dans l'hémicycle du côté gauche», a-t-il dit en évoquant l'annonce de la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, qui avait indiqué qu'il ne serait pas autorisé à siéger au sein du Parti socialiste.

Olivier Falorni, enseignant d'histoire de 40 ans, également maire-adjoint de La Rochelle chargé des finances, a remporté l'élection dans la première circonscription de Charente-Maritime avec 62,97% des suffrages face à la présidente de Poitou-Charentes, officiellement investie par le Parti socialiste.