Valérie Trierweiler et François Hollande, le 9 juin 2012 à Tulle, en Corrèze.
 Valérie Trierweiler et François Hollande, le 9 juin 2012 à Tulle, en Corrèze. - B. Langlois/ REUTERS

Maud Pierron

L’affaire Valérie Trierweiler remet sur le tapis la question du statut de Première dame. Si le débat n’est pas neuf, il se pose avec plus d’acuité cette fois puisque la compagne de François Hollande a décidé de continuer son métier de journaliste et revendique fortement son indépendance. Ce qui n’a pas posé problème jusqu’à sa prise de position contraire à celle de son compagnon de chef de l’Etat mardi.

«On élit un président, pas un couple»

«Ce qui pose problème, c'est le statut», a relevé NKM sur BFM TV. «On ne sait pas si Valérie Trierweiler s'exprime comme compagne du président de la République, comme militante socialiste ou comme journaliste engagée». Et d’imaginer: «Si demain, on a la même confusion sur un sujet majeur pour la France, il se passe quoi?». Patrick Ollier, député UMP, donne sa solution dans un communiqué: «parce que le législateur doit se mettre au rythme de la société, il faut une loi organique pour définir le statut de première dame de France».  Mais tout le monde n’est pas sur la même ligne à droite: «cette question n’est pas un sujet institutionnel, c’est un sujet politique, voire people», a expliqué Jean-François Copé.

«Surtout pas de loi!, s’exclame un député socialiste. On élit un président, pas un couple ni une famille». Même refus chez Jean-Christophe Cambadélis qui préfère donner du temps au temps: «Les premières dames tâtonnent toujours avant de trouver leurs marques. Valérie Trierweiler a sûrement des réglages à faire mais il y a de l’espace entre la politique et la militante pour être une première dame qui peut rester libre». Sans mettre en porte à faux François Hollande.