Ségolène Royal et Valérie Trierweiler.
Ségolène Royal et Valérie Trierweiler. - B. Guay/ AFP et V. Wartner/ 20 Minutes

Enora Ollivier

L’étonnant tweet de Valérie Trierweiler sème le trouble

 «Courage à Olivier Falorni…». Les quelques mots troublants de la compagne de François Hollande postés sur Twitter ont provoqué un incident politique ce mardi.

En accordant son soutien au candidat socialiste dissident, qui affronte Ségolène Royal dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime, Valérie Trierweiler a affiché une opinion discordante parmi les nombreux messages d’unité.  D’autant que la journaliste a choisi de rendre public ce soutien précisément le jour où Martine Aubry et Cécile Duflot avaient fait le déplacement à La Rochelle pour soutenir l’ex-candidate à la présidentielle. L’opposition n’a pas manqué d’ironiser sur ce cafouillage, raillant un «vaudeville» ou encore «Dallas à l’Elysée».

Oliver Falorni se réjouit, Ségolène Royal ne commente pas

«Je me réjouis de ce petit mot, de ce soutien amical», a réagi Olivier Falorni après la publication du tweet de Valérie Trierweiler. «C’est un beau message d’amitié, de soutien personnel, ça fait évidemment plaisir dans un contexte ou je subis beaucoup de coups, beaucoup d’attaques injustes», a-t-il commenté, sur RTL.  Ségolène Royal, interrogée par notre envoyée spéciale à la Rochelle, s'est refusé à polémiquer. «Je n’ai pas de commentaire à faire. Je m’occupe des Rochelais et de ma circonscription. Toutes mes pensées vont vers les électeurs de Charente-Maritime. Toute mon énergie est dans ce combat difficile», a-t-elle déclaré.

François Hollande, lui, soutient Ségolène Royal

Il avait répété qu’il ne se mêlerait pas de la campagne des législatives. Pourtant, c’est bien un mot de François Hollande qui figure sur la profession de foi de Ségolène Royal pour le second tour. La candidate l'a d'ailleurs mis en avant ce matin dans une interview à BFMTV affirmant que «François Hollande a dit très clairement que j’étais l’unique candidate qui pouvait se prévaloir de son soutien et qui pouvait représenter la majorité présidentielle».

 

 

Nadine Morano donne une interview à «Minute»

L'ex-ministre avait indiqué, au lendemain du premier tour, qu'elle n'avait «aucun état d'âme» à en appeler aux électeurs du FN. Nadine Morano n'hésite pas non plus, cette semaine, à donner une interview à l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, dans lequel elle affirme: «A ce que je sache, le Front national n'est pas interdit par la République». A bon entendeur.

 

FN et UMP, maintiens et désistements dans le sud

L’une part, les autres restent. La candidate FN Irina Kortanek a retiré sa candidature dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, au profit du député (UMP) sortant Fernand Siré. Ce dernier a déclaré lundi à 20 Minutes «ne pas avoir eu de contacts» avec la candidate FN. «Mais si elle décidait de me soutenir, poursuivait-il, je ne vois pas pourquoi je serais contre. Nous avons des positions communes sur de nombreux sujets comme l’immigration ou le droit de vote des étrangers.» De son côté, l’UMP Etienne Mourrut a finalement décidé de se maintenir, dans  la 2e circonscription du Gard, compromettant l’élection du frontiste Gilbert Collard. Cette candidature a remis en cause le choix du FN Gilles Caïtucoli, dont le désistement dans la circonscription voisine était annoncé ce matin: le candidat a au contraire décidé de participer au second tour, face au socialiste Patrice Prat et à l’UMP Jean-Marc Roubaud.