Jean-Paul Garraud, deputé UMP de Gironde, dans son bureau à l'Assemblée nationale, à Paris, le 4 mai 2010.
Jean-Paul Garraud, deputé UMP de Gironde, dans son bureau à l'Assemblée nationale, à Paris, le 4 mai 2010. - JOBARD/SIPA/

Jean-François Copé dit que l’UMP ne fera jamais d’alliance avec le FN. Qu’en pensez-vous?

Il faut faire la différence entre les questions d’appareils et ce qui nous remonte du peuple. Les gens ne font plus la différence entre les partis au sein du bloc de droite. Sur le terrain, nous, élus de la Droite populaire, entendons sans arrêt, la question suivante de la part des sympathisants de droite:  «Nous perdons sans arrêt les élections alors que les valeurs que nous défendons sont majoritaires. Quand est-ce que vous vous entendrez avec le FN?». Une demande populaire existe, on ne peut le nier. Il nous appartient d’en tirer les conséquences.

Cela signifie que vous êtes favorable à une alliance?

Il y a un certain nombre de convictions communes avec le FN, notamment sur le souci de préserver notre identité française. Mais il existe aussi des différences, comme sur l’Europe ou la peine de mort. Une majorité des électeurs du FN ne sont pas des extrémistes, des pestiférés. La question du maintien d’un cordon sanitaire autour du FN se pose donc. C’est la responsabilité de la droite populaire que d’y répondre. Après les élections, nous nous réunirons et nous y répondrons.

Vous avez parlé d’un «bloc de droite». UMP et FN appartiennent-ils au même bloc?

A partir du moment où le bloc de gauche, c’est la gauche et l’extrême gauche ; le bloc de droite, c’est la droite et l’extrême-droite.

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