La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, en campagne dans sa circonscription de Moselle en 2012. 
La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, en campagne dans sa circonscription de Moselle en 2012.  - © POL EMILE / SIPA

Matthieu Goar

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Les personnalités du gouvernement

Vingt-cinq membres du gouvernement se présentaient devant les électeurs ce dimanche. Et pour certains, ce n’était pas gagné d’avance, par exemple pour Aurélie Filippetti. Bonne surprise pour la ministre de la Culture qui totalise plus de 40% des suffrages et est en ballottage très favorable dans la 1ère circonscription de Moselle. Sur ce territoire en proie à de grandes difficultés économiques, Filippetti évite une triangulaire. Idem pour Stéphane Le Foll qui a totalisé plus de 46% dans la 4e circonscription de la Sarthe. «Maintenant, il faudra rassembler large pour confirmer au second tour», a expliqué le ministre de l’Agriculture qui se présentait dans l’ancienne circonscription de François Fillon.D'autres sont plus en difficulté. A Marseille, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des Personnes handicapée, a réussi à devancer Renaud Muselier 5e circonscription des Bouches-du-Rhône au premier tour (34,67% contre 32,58%). Son second tour est loin d'être gagné.

Du coté du Finistère, dans la 4ème circonscription, Marilyse Lebranchu a failli être élue dès le premier tour puisqu’elle a totalisé plus de 48% des suffrages. Elle est en ballottage favorable, tout comme Marisol Touraine, dans la 3 circonscription d'Indre-et-Loire. A 22h, la  ministre Michèle Delaunay (PS) est également en ballotage très favorable dans la deuxième circonscription de la Gironde (Bordeaux-centre), où François Hollande avait réalisé 59% au soir du second tour de la présidentielle, avec 43,7% devant l’UMP Nicolas Florian (34%), sur 95% des bureaux.

Elus au premier tour et sans surprise le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, Bernard Cazeneuve, ou encore Delphine Batho. Victorin Lurel, ministre des Outre-mers, qui a lui aussi été réélu dès le premier tour dans la quatrième circonscription de Guadeloupe avec 67,23% des suffrages exprimés. Lurel est le seul candidat des Antilles à avoir été élu au premier tour.

Les ténors du PS

Du côté de la Rochelle, Ségolène Royal (32%) est sortie en tête de ce premier tour devant le dissident Olivier Falorni (28,91%) et la candidate UMP. Sauf que cette dernière, Sally Chedjaa, échoue à 11,7% des inscrits, ce qui lui interdit de se maintenir le 17 juin. L’ancienne candidate à la présidentielle va donc devoir affronter Falorni. «Je l’appelle à venir vers moi, je lui tends la main», a lancé Royal en début de soirée. Quelques minutes plus tard, Falorni annonce au Monde qu'il se maintient. Il pourrait bénéficier du report des voix de droite opposées à la candidature de Royal, par exemple Dominique Bussereau, ancien ministre et patron de l'UMP en Charente-Maritime, qui avait appelé à un Front répubicain anti-Royal en cas de second tour sans l'UMP. De quoi contrarier les ambitions de la candidate PS. «Si j'ai l'immense honneur d'être la députée de La Rochelle et des 20 communes qui entourent La Rochelle, oui je serai candidate à la présidence de l'Assemblée, en accord avec le Premier ministre et le président de la République», a ainsi expliqué Royal, dimanche soir. Avant cela, il faudra battre Falorni et c'est loin d'être gagné.

Le Front de gauche

Grosse déception pour le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais à Hénin-Beaumont. Arrivé troisième, loin derrière Marine Le Pen qui totalise plus de 45% des voix, l’ancien candidat à la présidentielle s’est désisté. «Il ne faut pas se laisser abattre. Nous allons être confrontés à des événements immenses. Par conséquent, ce soir c’est le coeur paisible que je vais quitter cette scène mais pas ce département.»