Législatives: Malaise à l'UMP après les propos de Roland Chassain sur le FN

26 contributions
Publié le 7 juin 2012.

DROITE - Le candidat dans les Bouches-du-Rhône se dit prêt à se désister au profit du FN...

Embarras évident à l’UMP après les propos de Roland Chassain, candidat UMP dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, qui a déclaré être prêt à se retirer de la course au profit du FN si celui-ci est en tête dimanche soir et ce, pour faire barrage à la gauche. Le maire des Saintes-Maries-de-la-Mer se dit «plus proche des idées de Marine Le Pen que de celles du PS».

«On appelle les uns et les autres à se concentrer sur le premier tour, les positions ne devront s’exprimer qu’après le bureau politique qui se tiendra lundi prochain à 15h», réagit l’entourage du secrétaire général du parti, Jean-François Copé. C’est après «l’analyse des résultats du premier tour» qu’une position sur l’attitude à adopter vis-à-vis du FN, notamment en cas de duel FN-PS, sera adoptée. Mais en aucun cas, des sanctions ne seront prises contre Roland Chassain dont les déclarations vont à l’encontre des précédentes prises de position de Jean-François Copé indiquant qu’une alliance avec le FN était exclue. La possibilité que la position «ni Front national ni Front républicain», qui prévalait jusqu’alors, puisse être modulée au cas par cas, notamment dans le Sud de la France, apparaît de plus en plus grande.

«Pas de commentaires»

Autre signe du malaise ambiant, aucun député UMP sortant, voisin de Roland Chassain, ne condamne sa position. Etienne Mourrut, député-maire du Grau du Roi (Gard), botte en touche: «on verra ça au soir du premier tour. Je n’ai pas les éléments d’appréciation pour vous répondre.» «Je n’ai pas de commentaires à faire», réagit, en écho, Eric Diard, député de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône.

Au sein de la Droite populaire, aile droite de l’UMP, même prudence. Jean-Paul Garraud, député de Gironde, qui avait évoqué au lendemain du second tour de la présidentielle un «rapprochement» avec le FN – avant de revenir sur ses propos – dit ne pas avoir «de commentaires à faire». «Je ne connais pas la conjoncture locale [dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône], j’ignore la situation.»

A l’inverse, c’est au nom de la conjoncture locale que Valérie Boyer, député UMP de Marseille et membre de la Droite populaire, explique la prise de position de son collègue Roland Chassain. «Moi, je reste sur la ligne ni-ni. Mais c’est compliqué, nous sommes dans une situation locale épouvantable où la corruption règne et entache le conseil général [socialiste].» Et de citer les affaires Guérini et Andrieux qui justifieraient de faire barrage à la gauche. Coûte que coûte.

Alexandre Sulzer
Mots-clés
Newsletter
La MATINALE

Recevez chaque matin
l'actualité du jour

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr