Les députés ont adopté mardi, à la veille d'un sommet européen crucial, les recettes du budget 2012, le dernier du quinquennat de Nicolas Sarkozy, présenté comme "responsable" par la majorité et jugé "déjà caduc" par la gauche au regard de la probable révision à la baisse de la croissance.
Les députés ont adopté mardi, à la veille d'un sommet européen crucial, les recettes du budget 2012, le dernier du quinquennat de Nicolas Sarkozy, présenté comme "responsable" par la majorité et jugé "déjà caduc" par la gauche au regard de la probable révision à la baisse de la croissance. - A. GELEBART / 20 MINUTES

Nicolas Bégasse

Toujours pas de «vague rose» à l’horizon

Un sondage BVA pour RTL, la presse régionale et Orange diffusé vendredi donne la gauche parlementaire à 47%, contre 32,5% pour la droite parlementaire et 16% pour le Front national. Gaël Sliman, de BVA, compare ces chiffres avec la situation de 1997, rappelant qu'à l'époque, «la gauche plurielle avait eu une majorité honnête sans être écrasante, avec un PS qui dût composer avec ses alliés pour gouverner». Un autre sondage CSA pour 20 Minutes, BFM et RMC donne la gauche à 45%, la droite à 32% et le FN à 14%. Pas de cohabitation en vue donc, mais pas non plus de «vague rose» pouvant donner une majorité confortable au PS à l’Assemblée.

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Eric Besson de retour en France

L’ex-ministre de l’Industrie n’avait pas parlé dans les médias depuis le 6 mai, et son absence lors de la passation de pouvoir avec Arnaud Montebourg avait été remarquée et critiquée: plutôt que de respecter cette tradition, Eric Besson avait assisté en Floride au mariage de son ami Jean-Marie Messier. Eric Besson s’est défendu sur RTL vendredi matin, affirmant avoir laissé son ministère en bon ordre de marche pour Arnaud Montebourg. Et a annoncé qu’il faudrait désormais le voir comme un entrepreneur à la tête de sa société de conseils en stratégie, plutôt que comme un «homme politique national».

Marine Le Pen et les «Français d’origine maghrébine»

La semaine dernière, Marine Le Pen avait estimé que «chaque fois que quelqu'un vous dit "je vais voter Mélenchon", c'est un Français d'origine algérienne». Toujours en campagne dans le Pas-de-Calais contre son rival du Front de gauche à la présidentielle et dans la circonscription, Marine Le Pen a réitéré ses propos, face caméra cette fois-ci: «A chaque fois que des types crient "Vive Mélenchon", ce sont des Français d'origine maghrébine», a-t-elle tenu à souligner.

Un petit cortège d’insultes pour la fin de semaine

Une campagne, ce sont des idées, des projets, mais aussi parfois des coups bas et des noms d’oiseau. Plusieurs politiques l’ont rappelé avant le week-end: Hervé Morin dans une interview au JDD a traité Rachida Dati de «plus grande menteuse de la République», ce à quoi son ancien ami du Nouveau centre Jean-Christophe Lagarde a répondu sur Twitter: «Ce type n'est plus mu que par ses aigreurs et la jalousie. Sa méchanceté est gratuite mais sa nullité coûteuse!» De son côté, Jean-Marie Le Pen a décidé de décerner désormais chaque semaine «le titre de pov’ con» à celui qui à ses yeux le mérite. Pour cette première, le président d’honneur du FN a décerné son «titre» au député UMP Christian Jacob, qui avait assimilé Marine le Pen à la bourgeoisie.

Un sondage montre un rapprochement entre électeurs UMP et FN

Selon une enquête TNS Sofres Sopra Group pour i>Télé, si une majorité de Français se montre aujourd'hui hostile à toute forme de rapprochement entre l'UMP et le FN, ce n'est pas le cas des sympathisants de ces deux formations politiques. En effet, 64% des électeurs du FN et 55% de l'UMP souhaitent qu'il y ait des alliances électorales pour les élections législatives des 10 et 17 juin prochains, mais au cas par cas, sur le plan local.