Lors de la passation de pouvoir entre Nicolas  Sarkozy et François Hollande le 15 mai 2012.
Lors de la passation de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande le 15 mai 2012. - V. WARTNER / 20 MINUTES

Matthieu Goar

Face à une crise sans fin, on lui promettait un début de quinquennat sans étât de grâce. Trois semaines après son élection, François Hollande imprime pourtant sa marque dans l’opinion, selon un sondage exclusif CSA pour 20 Minutes, BFMTV et RMC. D’abord en incarnant une vraie différence. Ainsi 77% des sondés estiment que le nouveau chef de l’Etat va mener une politique plutôt différente de celle menée par Nicolas Sarkozy.

 

Logique lors d’une alternance? Peut-être mais ce score n’était que de 67% les 10 et 11 avril. Signe que l’élection et les premiers pas du nouveau président ont séduit. «C’est bien sûr un point positif pour le nouveau pouvoir. Le sentiment d’un changement l’emporte sur la continuité. Cela crédibilise le slogan de campagne», commente Jérome Sainte-Marie de l’institut CSA. Impossible de savoir si c’est le changement de style avec une première interview loin des ors de l’Elysée, l’annonce d’un coup de pouce au Smic ou encore les sommets du G8 et du G20 qui ont le plus touché l'opinion qui souhaite pour une large part donner une majorité à Hollande. 

Une conférence sociale attendue

La conférence sociale annoncée pour le mois de juillet crée un certain espoir. Alors que l’emploi est la priorité numéro une des Français. 49% des sondés estiment que cette réunion permettra de trouver des solutions efficaces, un score très élevé en période de crise. Un taux qui augmente à 72% chez les électeurs de Mélenchon et à 55 % chez les ouvriers, ce qui éloigne l’hypothèse d’un troisième tour social et pousse les sondés à donner une majorité au nouveau président (52%). «Il n’y a pas d’état de grâce mais une certaine bienveillance qu’il ne faut pas décevoir. C’est toute la responsabilité du nouveau pouvoir», conclut Sainte-Marie.