François Fillon et Jean-François Copé saluent les militants UMP lors du Campus de Marseille le 4 août 2011
François Fillon et Jean-François Copé saluent les militants UMP lors du Campus de Marseille le 4 août 2011 - AFP PHOTO/GERARD JULIEN

Enora Ollivier

Arnaud Montebourg condamné pour injures

Un petit euro de dommages et intérêts, mais quelques ennuis à la clef. Le ministre du Redressement productif a été condamné ce mercredi pour avoir injurié les ex-dirigeants de SeaFrance, qu’il avait qualifiés d’ «escrocs» en septembre 2011. L’ex-ministre UMP Nadine Morano s’est empressée de demander sa démission «au nom du principe d’exemplarité édicté par François Hollande», jugeant que «la condamnation en première instance d’un membre du gouvernement, une semaine après son entrée en fonction, porte atteinte grave à la crédibilité de la parole du président de la République». «Je n’aurai pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées», assurait en effet François Hollande dans une interview au JDD, une semaine avant le premier tour, en répondant à une question sur la corruption des élus. Toujours est-il qu’Arnaud Montebourg a fait appel du jugement, ce qui signifie que sa condamnation n’est pas définitive.

Jean-Marc Ayrault présente son calendrier social

Un décret sur la retraite à 60 ans dans les trois semaines, une rencontre avec les partenaires sociaux le 29 mai… Le Premier ministre a précisé ce mercredi son calendrier social pour les semaines à venir. Jean-Marc Ayrault a dévoilé en conseil des ministres les dates mais aussi les «méthodes de concertation» à mettre en œuvre. Point d’orgue de ce calendrier: une «grande conférence sociale» qui aura lieu «avant le 14 juillet» sur l'emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites.

Martine Aubry assure qu’elle n’a pas traité Jean-Marc Ayrault de «naze»

«Vous plaisantez! Je n’allais pas travailler sous l’ordre de ce naze!» Voilà, selon Le Canard enchaîné de ce mercredi, la phrase qu’aurait lâchée Martine Aubry à son entourage pour justifier sa décision de ne pas participer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Car le «naze» en question n’est autre que le maire de Nantes, que François Hollande a désigné à Matignon. La Première secrétaire du PS a vivement démenti avoir tenu ces propos. «La médiocrité de certains, il faut s'asseoir dessus», a-t-elle confié à 20 Minutes, lors d’un déplacement au marché de Châtillon, dans les Hauts-de-Seine. «Je pense qu'il y a toujours des aigris», a-t-elle poursuivi, soulignant: «Moi, je ne suis pas aigrie, je suis heureuse.»

Fillon tacle Copé…

«Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y a plus, à l'UMP, de leader naturel», affirme dans une interview au Figaro magazine l’ex-Premier ministre, visant quasi-ouvertement Jean-François Copé, l’actuel secrétaire général du parti. Ainsi, juge François Fillon, «il y aura une compétition» au moment de l’élection du président du parti, à l’automne prochain, même si «la compétition ne signifie pas la division». Le candidat aux législatives dans la 2e circonscription de Paris met en garde toutefois contre l’éclatement du parti, qui constitue «un risque, car c’est un mariage récent». D’autant que «le risque est aggravé par la défaite présidentielle et le serait encore plus en cas de mauvais résultats aux législatives. Le maintien de l'UMP est fondamental. Il n'est pas possible d'exercer le pouvoir si on n'a pas une formation capable de représenter 30% des électeurs», avertit-il.

…Et Copé tacle Fillon

Dans un article du Monde, le secrétaire général de l’UMP assure que François Fillon «n’a aucun soutien réel» à droite. «La campagne des législatives, ce n'est pas seulement nous deux, c'est tout le monde», affirme toutefois Jean-François Copé, qui assure ne pas vouloir «jouer la rivalité». Tout en rappelant qu’il est «quand même le chef du premier parti d'opposition». En réponse au tacle de François Fillon (lire plus haut),le député-maire de Meaux a par ailleurs invité son futur adversaire à «ne se mobiliser que sur législatives».