Gouvernement: Delphine Batho, une ségoléniste récompensée

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Publié le 17 mai 2012.

PORTRAIT – La porte-parole de la campagne devient ministre déléguée à la Justice…

Une autre «royaliste» au gouvernement. Avec la très médiatique Nadjat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho est récompensée pour sa campagne de porte-parole auprès de François Hollande: elle devient ministre déléguée à la Justice en compagnie de Christiane Taubira, sa ministre de tutelle. Elle aussi va donc découvrir les joies du Conseil des ministres alors qu’elle est députée depuis seulement cinq ans. Prime à la jeunesse.

>> Delphine Batho  est venue en chat à 20 minutes.fr

Prime au militantisme aussi. Car Delphine n’a jamais arrêté de s’engager à gauche. D’abord en tant que présidente de la FIFDL, un syndicat lycéen, ou encore à SOS racisme dont elle devient vice-présidente au départ de Harlem Désir en 1992. Mais c’est lors de la campagne de Ségolène Royal en 2007 que le grand public commence à la découvrir. Elle est souvent aux cotés de Royal, la conseille sur les questions de sécurité présentes dans la campagne de 2007. On se souvient du concept de «l’ordre juste» développé par la candidate socialiste. Ségolène Royal lui laisse alors sa place dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres où elle est élue en juin 2007. A l’Assemblée, elle continue son travail sur les questions de sécurité, notamment en tant que vice-présidente du Groupe Socialiste chargée de la sécurité.

L’ouverture aux «royalistes»

Après les primaires socialistes de 2011 où elle a encore une fois soutenu Royal, Hollande la nomme porte-parole. Une façon d’ouvrir son équipe aux fidèles de Royal puisque Vallaud-Belkacem est également nommée à  cette fonction. Tous les matins, Batho participe à la réunion quotidienne à l’étage communication du QG. Elle envoie des communiquées, participe à des déplacements, notamment dans l’Aisne et monte au créneau en dénonçant la violence de la campagne de la droite. «Je ressens surtout une forme d’affolement permanent du côté de l’UMP. Nicolas Sarkozy s’agite alors que François Hollande est dans une forme de cohérence. Le candidat de l’UMP abat ses ultimes cartes, tire ses dernières cartouches», déclare-t-elle à 20 Minutes lors de l’entre-deux tours.

Et son avenir? «Il est trop tôt pour en parler, c'est à François Hollande de décider. Il faut d'abord penser aux élections législatives, notre objectif collectif c'est de réussir le changement. Cette victoire ne nous donne aucun droit mais seulement des devoirs. Nos concitoyens attendent des changements rapides et nous devons travailler à cela dans les semaines qui viennent», explique-t-elle au sujet de son avenir au lendemain de la victoire au quotidien La Nouvelle République.

Seule anicroche pendant la campagne, la presse l’épingle au sujet de son appartement parisien qu’elle refuse de quitter alors qu’il est situé dans un parc social situé et loué environ 30% au-dessous des prix du marché. «Il y a un amalgame injustifié car je ne suis pas locataire d'un logement social, j'occupe un logement intermédiaire (PLI) qui ne relève pas de la loi SRU. J'habite un quartier populaire et je n'ai pas de patrimoine. Je respecte la loi et c'est à mon initiative que je paye un surloyer alors que rien ne l'exige», confie-t-elle alors au Monde. Un problème qui ne l’a pas empêchée d’être nommée au gouvernement.

Matthieu Goar
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