Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, à Matignon, le 16 mai 2012.
Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, à Matignon, le 16 mai 2012. - CHESNOT/SIPA

Anne-Laëtitia Béraud

Le député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault a fait ses premiers pas en tant que Premier ministre ce mercredi matin, après une brève passation de pouvoir. Le personnel réuni dans la cour du 57 rue de Varenne a applaudi François et Pénélope Fillon qui sont partis dans une berline noire vers 10h30. «Déjà au travail depuis hier soir», Jean-Marc Ayrault a réalisé une courte allocution sur le perron de l’hôtel de Matignon vers 11h00.

Le nouveau locataire de Matignon, qui va bientôt laisser la ville de Nantes à Patrick Rimbert, le premier adjoint de la commune, a indiqué qu’il se rendrait dès la fin de matinée à l'Elysée présenter une première liste de noms pour former le gouvernement, et qu'un premier conseil des ministres se tiendrait jeudi.

«Réussir avec les Français le redressement de la France»

«Je dois vous dire mon émotion et ma fierté d'exercer cette fonction (de Premier ministre, ndlr). C'est une marque de confiance du président de la République. J'ai commencé à travailler dès hier soir. Le gouvernement sera formé pour la fin d'après-midi. L'essentiel est de se mettre très vite au travail, être au service des Français, pour réussir ensemble avec eux le redressement de la France, dans la justice», a déclaré Jean-Marc Ayrault, reprenant ici une expression du candidat François Hollande.

«Entre Jean-Marc Ayrault et François Fillon, il n’y a pas d’animosité», a tenu à rappeler Jérôme Chartier, député «filloniste» UMP du Val-d’Oise, présent ce matin à la passation de pouvoirs. «Ils ont déjà collaboré ensemble en pays de Loire, mais les styles sont différents. Pour François Fillon, aujourd’hui, c’est une porte qui s’ouvre en grand. Sa trajectoire, j’en suis convaincu, sera grande», souligne le député, qui laisse peu de doute sur son soutien à l’ancien Premier ministre à l’UMP. 

Le député UMP, qui a vu François Fillon quelques minutes avant qu’il ne quitte Matignon, a décrit l’ancien Premier ministre comme «fidèle à lui-même dans ce grand moment, au terme d’un exercice qui a connu cinq ans d’épreuves et de crise. Il a une grande sensibilité.» Etait aussi présent, dans la cour de Matignon, le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, venu «par amitié pour François Fillon».