Que vont devenir Sarkozy et le sarkoysme?

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Publié le 15 mai 2012.

DROITE - Leur avenir à court, moyen et long terme...

Un air de déjà vu. Comme il y a 5 ans dans l’entre-deux-tours, les spéculations vont bon train sur le lieu de villégiature de Nicolas Sarkozy. La maison de vacances de la famille Bruni au Cap-Nègre dans le Var et le Maroc ont été évoqués. Un proche de l’ancien Président glisse à 20 Minutes qu’il s’agirait finalement de l’Italie. Pour l’après-vacances, l’entourage veut présenter la même discrétion: «pas de commentaires sur sa vie privée». Mais le choix, révélé par Europe 1, du 77 rue de Miromesnil pour y installer son bureau d’ancien président, à proximité immédiate ducabinet d’avocats qu’il a créé, tend à confirmer l’hypothèse selon laquelle il reprendrait son activité de conseil.

«La politique, c’est fini»

«Il est encore inscrit au barreau», prend soin de préciser l’entourage qui assure que «rien n’a encore été tranché». Quant au cabinet en question, Claude&Associés, les collaborateurs ont reçu comme instruction de ne pas répondre aux questions des journalistes. Même réponse de l’entourage de Nicolas Sarkozy concernant sa participation effective au Conseil constitutionnel dont il est membre de droit. Une seule chose paraît acquise: «il arrête la politique, c’est fini, c’est terminé». Une option que Nicolas Sarkozy s’est gardé de présenter comme définitive publiquement.

D’ailleurs, ses proches s’organisent déjà pour faire vivre le sarkozysme. Première étape: la création d’ici quelques jours d’une association des amis de Nicolas Sarkozy. Conceptualisée dès le lendemain de la défaite et annoncée par Brice Hortefeux lundi, il s’agit d’une «démarche affective». Elle regrouperait «ceux qui le connaissent personnellement mais aussi des membres de cabinets ministériels», glisse Alain Carignon, un autre proche de l’ancien chef d’Etat, qui dit avoir été déjà contacté par «beaucoup de personnes».

Un ballon d’essai

Autre idée: proposer la création d’un mouvement «droite forte» à l’UMP à l’automne qui se revendiquerait sarkozyste. Selon Brice Hortefeux, qui a du mal à cacher qu’il aimerait voir un jour revenir son mentor dans le jeu politique, il s’agirait de défendre des «idées à la fois populaires et sociales». Alain Carignon assure l’explication de texte: «il s’agirait de réunir les préoccupations de la Droite populaire de Thierry Mariani sur les questions régaliennes et celles de Laurent Wauquiez de la Droite sociale sur la fin de l’assistanat». S’agirait-il de fusionner avec ces deux clubs existants? «L’idée est lancée. Mais on n’en est pas aux modalités d’application», répond l’ancien maire de Grenoble pour qui il s’agit avant tout d’un «souhait». «Nous allons voir comment les élus réagissent», précise celui qui garantit que Nicolas Sarkozy est «tenu à l’écart» de cette démarche.

«Je ne suis pas absolument persuadé de la pertinence d’un mouvement, ils se projettent très loin, il sera temps d’y penser après les législatives», réagit le très sarkozyste député de la Somme Alain Gest. Il n’exclut pas pour autant un retour en politique de Nicolas Sarkozy. «Mais il faudrait des circonstances particulières, comme un échec complet de la présidence Hollande.» Lui se contentera d’adhérer à l’association des amis. «Pour ceux qui l’ont suivi sans état d’âme, c’est un plaisir de garder un contact avec lui. Surtout dans l’hypothèse où il aurait décidé d’arrêter la politique définitivement.»

Alexandre Sulzer
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