Michel Sapin, proche de François Hollande, a jugé vendredi que le projet socialiste a "dit un certain nombre de choses" mais que le programme du candidat François Hollande l'"inscrit dans le temps" et "la réalité".
Michel Sapin, proche de François Hollande, a jugé vendredi que le projet socialiste a "dit un certain nombre de choses" mais que le programme du candidat François Hollande l'"inscrit dans le temps" et "la réalité". - Jacques Demarthon afp.com

Matthieu Goar

Il a toujours fait partie du premier cercle, il sera l’une des personnalités fortes du gouvernement. Ce mercredi soir, Michel Sapin a été nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social. Il est pressenti à Bercy.

Ami de longue date de François Hollande (même promotion à l’ENA en 1978), Michel Sapin est un de ceux que le candidat a le plus consulté pendant la campagne. C’est par exemple à ce proche que le président a demandé de mettre en place l’architecture de son projet pour la France. Il aura fort à faire, alors que le chômage atteint des records en France.

Relancer la croissance tout en maîtrisant les dépenses

L’homme est expérimenté. Ministre délégué sous Edith Cresson dès 1991, il devient ministre de l’Economie en avril 1992 où il doit faire face à une crise économique. Un rôle qu’il devrait poursuivre dans les années à venir en essayant de ramener les comptes publics à l’équilibre tout en relançant la croissance. «Le projet de François Hollande consiste à changer de politique pour maîtriser les dépenses, augmenter les recettes de manière juste et efficace et, surtout, changer de politique économique au niveau national et européen pour stimuler la croissance», a-t-il expliqué récemment. Une sacrée gageure en ces temps de crise européenne.

Le cafouillage du quotient familial

Affable et souvent drôle, Michel Sapin a été l’un des plus actifs lieutenants du candidat socialiste depuis son élection. Il a participé à de nombreux rendez-vous entre François Hollande et des responsables de l’Union européenne, notamment Herman Van Rompuy, président du Conseil européen. Michel Sapin a été, en outre, à l’origine de l'un des seuls cafouillages de la campagne, lorsqu’il confia aux Echos que Hollande voulait supprimer le quotient familial. Dès le lendemain de cet article, le candidat socialiste précisait qu’il ne s’agissait en fait que d’une réforme de cet outil. Une péripétie vite gommée par la victoire du socialiste.