Roland-Garros 2013: Simon-Federer (1-6, 6-4, 6-2, 2-6, 3-6) à revivre en live comme-à-la-maison

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Publié le 7 mai 2012.

PRESIDENTIELLE - François Hollande gagne la présidentielle avec 51,62% des voix...

Un «candidat normal» devenu président. Comme les sondages l’avaient systématiquement annoncé, François Hollande est donc devenu le septième président de la Ve République. A 20 heures, ce 6 mai, le socialiste gagne le second tour de l’élection présidentielle, avec 51,62% des voix, devant Nicolas Sarkozy, qui totalise 48,38 % des suffrages exprimés, selon les résultats partiels du ministère de l'Intérieur, sur la base de 95,63% des inscrits.

Ainsi, François Hollande réunit sur son nom 17.227.729 voix, et 16.148.720 voix pour Nicolas Sarkozy.

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Les Français n'ont pas boudé les urnes. Selon Place Beauvau, l’abstention s’établit à 18,91%, soit plus qu’en 2007, alors à 16,3%. Une abstention qui n’a pas modifié les grands équilibres en place au soir du premier tour, le 22 avril dernier, plaçant François Hollande en tête.

C’est seulement la troisième fois en neuf élections au suffrage universel qu’un candidat de la gauche l’emporte. Et, coïncidence de l’Histoire, François Hollande totalise quasiment le même score que le socialiste François Mitterrand, en 1981, avec 51,76% des voix. Quant au président sortant non réélu, c’est une première depuis Valéry Giscard d’Estaing, toujours en 1981, par le même François Mitterrand.

Si la victoire est nette, il n’y a pas eu de soulèvement populaire en faveur de François Hollande. Il l'avait pourtant appelé de ses vœux. Le socialiste fait ainsi moins bien que Nicolas Sarkozy au second tour en 2007 (53,06%). Un Nicolas Sarkozy, qui lui, a connu des sommets d’impopularité durant la majeure partie de son quinquennat, et qui a vu sa stratégie de droitisation, consistant à courtiser les électeurs de Marine Le Pen, mise en échec.

>> Portrait: Nicolas Sarkozy, un président-candidat prisonnier de ses propres frontières

A la Mutualité, Nicolas Sarkozy a vite reconnu sa défaite. Il a remercié ses troupes et les Français qui ont voté pour lui, regrettant de ne pas avoir «convaincu une majorité de Français», estimant «porter toute la responsabilité de cette défaite». Emu, le président sortant a déclaré: «Au moment où je m’apprête à redevenir un Français parmi les Français, plus que jamais j’ai l’amour de notre pays, inscrit au plus profond de mon cœur».

A Tulle, François Hollande a remercié ses électeurs, avant d’adresser «un salut républicain à Nicolas Sarkozy (...) qui mérite tout notre respect». S’estimant «fier d'avoir été capable de redonner espoir», François Hollande a lancé: «Je serai le président de tous!», avant de demander à «être jugé sur deux engagements majeurs: la justice et la jeunesse».

Le résultat du scrutin de ce dimanche dresse un tableau incertain des élections législatives. En pleine tempête économique, et alors que l’Union européenne est traversée de soubresauts, les Français, qui viennent d’élire un Président de gauche, lui donneront-ils une majorité? Le Parti socialiste pourra-t-il obtenir la majorité des sièges à l’Assemblée nationale? Rien n’est moins sûr. Et du côté de Nicolas Sarkozy, la chose est entendue. Le président sortant ne mènera pas cette campagne.

Anne-Laëtitia Béraud
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