Les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, très prisés des manifestants, ont été l'un des vecteurs du "printemps arabe".
Les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, très prisés des manifestants, ont été l'un des vecteurs du "printemps arabe". - Loic Venance afp.com

Nicolas Bégasse

Ils n’avaient pas été inquiétés au lendemain du premier tour, alors ils ont récidivé: les utilisateurs de Twitter ont été très nombreux dès samedi et jusqu’à dimanche soir à braver l’interdiction de publier toute estimation de résultats avant 20h, avec un mot-clé unique: le «hashtag» #RadioLondres, qui consiste à mentionner des résultats ou des tendances en langage plus ou moins codé.

La Commission nationale de contrôle de la campagne en vue des élections présidentielles (CNCCEP) avait pourtant tout fait lors du premier tour pour éviter que les premières tendances du vote soient publiées, dans les médias et sur Twitter. Dès le soir du premier tour, des enquêtes pénales visant plusieurs médias français et étrangers qui ont publié des estimations sur les résultats du premier tour avant l'heure légale, mais les twittonautes malicieux ayant employé le hashtag #RadioLondres avaient été épargnés.

Du coup, le second tour n’y a pas échappé. Dès samedi, après le vote des Français de l’étranger et de l’outre-mer, les tweets, la #radio s’est allumée.

Le dimanche, les très nombreuses blagues sur Twitter reflétaient les premières tendances, plus ou moins justes et vérifiables.

Les bons mots côtoyées les tweets faisant carrément état d’estimations chiffrées de twittonautes confiants dans leur impunité.

 

 

Certains utilisateurs, malgré tout, se sont permis de squatter #RadioLondres pour regretter qu’on ne respecte pas la solennelle publication des estimations à 20h.

 

 Retrouvez les résultats officiels, commune par commune, du second tour de la présidentielle 2012.