Présidentielle: Pour Sarkozy, le changement de vie, c'est maintenant?

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Publié le 7 mai 2012.

PRESIDENTIELLE - Quel est l'avenir pour Nicolas Sarkozy après la défaite?...

Jusqu’à dimanche, personne à l’UMP ou à l’Elysée ne se risquait à évoquer l’avenir personnel de Nicolas Sarkozy en cas de défaite. La question se pose pourtant avec acuité désormais, après la victoire de François Hollande dimanche soir. Elle a déjà été posée à plusieurs reprises par les médias à l’intéressé. Le 8 mars dernier, il avait confirmé sur RMC/BFMTV qu’il mettrait un terme à sa carrière politique. «Je ne me mets pas dans cette perspective, mais puisque Julia [l'auditrice qui a posé la question] me pose une question (...) je lui dis que je ne suis pas sûr de m'installer à Annemasse [le domicile de l'auditrice] mais que je ferai autre chose. Mais quoi, je ne sais pas.» Dimanche soir, devant les militants UMP déçus, Nicolas Sarkozy a encore laissé planer le doute sur son avenir: «Vous pourrez compter sur moi mais ma place ne pourra plus être la-même», a-t-il déclaré à la Mutualité devant les militants UMP.

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«Je changerai complètement de vie»

Dès janvier, avant même d’être candidat, Nicolas Sarkozy avait fait courir la rumeur selon laquelle il pourrait mettre fin à sa carrière. «J'ai 56 ans, je fais de la politique depuis 35 ans, j'ai un métier [avocat], je changerai complètement de vie, vous n'entendrez plus parler de moi si je suis battu.» En marge d’une interview pour 20 Minutes mi-avril, il avait glissé: «attendons de voir ce que les Français décideront et en fonction de cela, vous aurez l’occasion de faire des papiers sur moi ou de ne plus en faire. Dans tous les cas, ce sera très bien».

Scepticisme chez certains sur son retrait de la politique

«C’était une non-réponse, estime le sénateur (UMP) Pierre Charon, l’un des happy few à partager la loge présidentielle dimanche soir à la Mutualité. En réalité, il n’avait jamais imaginé perdre. Il n’avait pas de plan B, à part gagner. Ce qui explique qu’il n’y ait pas eu de fuites ni de confidences dans la presse.» Même scepticisme sur sa sincérité concernant la fin de sa vie politique chez Alain Minc. Sur Europe 1 samedi, le conseiller officieux de Nicolas Sarkozy a estimé que «s’il est battu de très peu, il est très légitime» pour reprendre les rênes de l’UMP. Hypothèse farfelue ou ballon d’essai? Les semaines qui viennent le diront.

Alexandre Sulzer
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