Présidentielle: A Dijon, Sarkozy réitère ses appels aux électeurs du Front national

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Publié le 27 avril 2012.

POLITIQUE - Le président-candidat n'entend pas changer de stratégie, en déplacement en Côte-d'Or ce vendredi...

De notre envoyée spéciale à Dijon

«On est à fond aujourd'hui et on accélère jusqu'au 6 mai.» C’est par ces mots adressés à ses partisans rassemblés ce vendredi au Zénith de Dijon (Côte-d'Or) qu’a terminé Nicolas Sarkozy. Accélérer, ne rien lâcher surtout, des injonctions que s’impose le président-candidat, que les sondages donnent toujours perdant, au second tour de l’élection présidentielle, face au candidat socialiste François Hollande.

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Nicolas Sarkozy n’entend pas changer de stratégie, qu’il a adoptée au soir du premier tour, dimanche dernier. Tout d’abord ces appels du pied aux électeurs de la présidente du Front national Marine Le Pen, sur qui 6,4 millions de voix se sont portées. Dans son meeting à Dijon, Nicolas Sarkozy s’exclame: «Je veux parler à ces 6,4 millions de Français (…) Doit-on punir 6,4 millions de Français ou plutôt les écouter? Je ne veux pas leur donner des leçons», avant de dérouler une nouvelle fois son programme sur l’immigration: «Nous resterons un pays ouvert. Je n'aime pas tout ce qui est exclu» dit-il, «mais à force d'accueillir trop de monde, nous avons fait un calcul de tartuffe, car quand on accueille trop, on accueille mal.»

«Je ne veux pas leur donner des leçons»

Nicolas Sarkozy se pose en outre, une nouvelle fois, en victime des médias, et accuse: «Depuis lundi, c’est un déchaînement. Depuis lundi, j’aurais durci mon propos, j’aurais extrêmisé mes propositions, mais je n’ai pas fait une seule proposition nouvelle. C’est un procès d’intention, c’est un procès stalinien, comme à la belle époque.» «Depuis lundi, mon projet de premier tour serait devenu un projet extrémiste. (…) Depuis lundi, Marine Le Pen n’a pas de mot assez dur contre moi, mais je dois me justifier de mes relations avec elle.»

Le candidat est pugnace en cette fin d’après-midi, comme pour trancher avec la fatigue qui ne l’a pas quitté durant toute la journée, lors de son déplacement dans un centre de formation d’apprentis à Longvic, dans la banlieue de Dijon, où il a posé et discuté avec des membres du centre.

Soutien de centristes

Au premier rang du meeting, où se pressent 10.000 personnes, selon l’UMP, François Sauvadet, ministre de la Fonction publique et président (Nouveau Centre) du conseil général de Côte-d'Or, a la mine réjouie. Il est accompagné de plusieurs centristes, dont le Garde des Sceaux Michel Mercier et les sénateurs de l’Union centriste et républicaine Yves Pozzo di Borgo et Jean-Marie Bockel. Et comme pour le président du groupe centriste au Sénat François Zocchetto mardi dernier à Longjumeau (Essonne), François Sauvadet a le privilège de prendre la parole à la tribune avant l’intervention de Nicolas Sarkozy. Histoire de rappeler que tous les centristes n’ont pas quitté le navire UMP, alors que le candidat adopte des positions dures afin de séduire l’électorat frontiste.

Ce soutien à Nicolas Sarkozy, François Sauvadet l’a expliqué devant quelques journalistes à Longvic, quelques heures plus tôt. «Je suis centriste, je suis membre de ce gouvernement et je n’ai pas changé de conviction en combattant les idées du Front national. Et je suis aux côtés de Nicolas Sarkozy», déclare-t-il notamment, avant d’ajouter à propos de François Bayrou, qu'il soutenait avant 2007: «Je lui demande de ne pas renoncer à ses valeurs.»

Anne-Laëtitia Béraud, à Dijon
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