Hollande et Sarkozy à fronts renversés

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Publié le 25 avril 2012.

POLITIQUE - Hollande contre Sarkozy, l'un en quête de présidentialité, l'autre qui veut quitter ses habits de président...

A front renversé! L’un travaille sa stature présidentielle dans l’exercice solennel de la grande conférence de presse, l’autre troque ses oripeaux de président pour enfiler son seul costume de candidat, délesté de son bilan. Mercredi, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont joué sur des terrains diamétralement opposés pour poursuivre des stratégies inverses. 

>> Retrouvez le live de la conférence de presse par ici

En convoquant la presse, le socialiste, favori du scrutin, voulait donner à voir «le changement» qui est déjà «perceptible» puisqu’il tiendra ce type d’exercice tous les six mois s’il est élu. «Ça dit quelle est sa conception du pouvoir. Un des aspects de la confrontation, c’est le calme contre l’agitation, le rassemblement contre la division», décrypte un proche. Tant pis s’il a fallu annuler un déplacement en Lorraine, marqué par le vote FN, pour répondre aux médias. «M’adressant à vous, je m’adresse à tous les Français. Vous êtes les médiateurs», a-t-il justifié, quand Nicolas Sarkozy, à Cernay, n’a pas eu de mots assez durs contre la presse, coupable de «mensonges» et de «coups tordus».

Seul contre tous

Moins président que jamais, il tient son rôle de «candidat anti système», qui a passé le premier tour alors qu’«ils» étaient «neuf contre un». Outsider de fait, retrouvant ses accents de 2007, il revendique «parler très librement du FN» et tance «le petit jeu qui consiste à se pincer le nez pour reprocher à des Français qui souffrent d’exprimer un vote qui ne leur plaît pas».

Cette course à l’électorat FN, «je ne sais pas si elle sera payée de retour, mais si elle l'était, elle serait payée cher en définitive», a reproché depuis Paris François Hollande. Se projetant déjà dans l’après 6 mai, il décline des thèmes régaliens: réforme de la décentralisation, renégociation du traité européen, vision de la politique étrangère. Devant près de 300 journalistes, le socialiste, dont l’une des failles est son inexpérience gouvernementale, s’exerce à «faire président» quand son rival, lui, reprend ses accents de candidat de la rupture pour réussir «la plus formidable épopée de la vie politique récente».

Maud Pierron
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