Présidentielle. Marine Le Pen fait un meilleur score que son père en 2002

10 contributions
Publié le 22 avril 2012.

PRÉSIDENTIELLE - La présidente du Front nationale réalise un meilleur score que son père en 2002...

De notre envoyée spéciale au QG de Marine Le Pen

Le troisième homme est donc une femme. En se hissant sur le podium au soir du premier tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen a gagné un double pari: battre le score réalisé par son père en 2002 et imposer son parti comme une alternative incontournable et une force d'opposition en devenir. En rassemblant sur son nom - et son prénom -  entre 18 et 20% des voix, celle qui a pris les rênes du Front national en janvier 2011 prouve qu'elle a su négocier le virage de l'ère post-Jean-Marie Le Pen, ce père qui a fondé et présidé pendant presque 40 ans la formation extrémiste.

>> Tous les résultats du premier tour par ici

Dix ans tout juste après le tour de force du 21 avril, qui avait vu à la surprise générale le candidat frontiste se qualifier pour le second tour, voilà donc le FN revenir à son plus haut niveau. Marine Le Pen réalise la performance de faire mieux que son père, qui avait réunit 4,8 millions d'électeurs et 16,86% des voix au premier tour en 2002.

«Le monde ouvrier ne s'est pas donné à Mélenchon»

Présent à la salle Equinoxe, (15e arrondissement de Paris), louée par le parti pour la soirée électorale, Jean-Marie Le Pen affiche un air satisfait, peu avant l'annonce des résultats. «Ça me donne l'espérance que la France ne connaisse pas le pire», se réjouit-il, avant de s'asseoir à une table et d'observer la divulgation officielle des estimations de scores.

Dans le QG éphémère du FN, les cris des militants couvrent les écrans géants qui diffusent les résultats, et les visages sont radieux chez les lieutenants. «C'est une performance remarquable pour une formation que le président sortant se targuait d'avoir anéanti il y a cinq ans», fanfaronne Bruno Gollnisch à son arrivée. Le candidat malheureux à la présidence du FN cible en particulier le Front de gauche - «parti des bobos» - et se félicite que «le monde ouvrier ne se soit pas donné à Jean-Luc Mélenchon». Jean-Marie Le Pen surenchérit: «J'avais dit qu'il [Mélenchon] serait plus proche de 10 que de 15%». «Ca ne méritait pas tant de déclarations et de rassemblements en pleine rue», continue-t-il, un sourire aux lèvres.

Enora Ollivier
publicité
publicité
publicité

publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr