Exclusif. «Sarkozy m'avait traînée dans la boue... Ou du moins désavouée» s'explique Chantal Jouanno

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Publié le 18 avril 2012.

EXCLUSIF - La sénatrice indiquait avoir des «raisons personnelles d'être contre Nicolas Sarkozy»...

Chantal Jouanno assume. «Après Amara et Hirsch, j'ai aussi des raisons personnelles d'être contre Nicolas Sarkozy, mais je voterai pour lui car il est le seul à oser», écrivait-elle mardi soir dans un tweet sans plus de précisions. Ces précisions, elle les a données à 20 Minutes. «J’ai eu des oppositions violentes avec Nicolas Sarkozy, notamment sur la taxe carbone. Il m’avait alors trainée dans la boue... Ou du moins, désavouée violemment.» Des «passes d’armes avec Sarkozy, il y en a eu d’autres», ajoute-t-elle. Par exemple, «sur la réintégration de Franck Ribéry dans l’équipe de France». A l’époque secrétaire nationale aux Sports, Chantal Jouanno s’y était opposée. «Nicolas Sarkozy m’a dit: ce n’est pas ton boulot». Mais les désaccords «les plus violents ont été sur les questions écologiques. Tout le monde le sait, c’est de notoriété publique.»

Pour autant, Chantal Jouanno appelle à voter pour Nicolas Sarkozy, le plus compétent, selon elle. «J’ai écrit ce tweet parce que j’étais scandalisée de la position de Hirsch et Amara qui, eux, n’ont jamais eu de problèmes de fond» avec Nicolas Sarkozy. A l’UMP, son tweet a fait grand bruit, certains évoquant des mesures de rétorsion contre elle. «Ca serait fort de café que quelqu’un qui appelle à voter Sarkozy se prenne un missile», affirme celle qui pointe du doigt un «deux poids deux mesures», en référence à Rachida Dati qui passe son temps à «insulter» le Premier ministre. Mais «Copé veut ma tête depuis longtemps, c’est clair», conclut-elle. L'entourage du secrétaire général de l'UMP dit toutefois exclure des sanctions même s'il se dit «surpris et étonné» par le tweet de la sénatrice de Paris.

Jeudi, l’ancienne ministre devrait être «normalement» présente à la réunion publique de Nicolas Sarkozy à Saint-Maurice (Val-de-Marne), assure-t-elle. A 13h, elle n’avait pas eu de contacts directs avec l’équipe du candidat au sujet du tweet. «Olivier Biancarelli [conseiller de Nicolas Sarkozy en charge des relations avec les élus] a juste essayé de me joindre mais j’étais en déplacement.»

Alexandre Sulzer
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