Carla Bruni-Sarkozy: «A côté de Madame Pompidou, je suis Lady Gaga»

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Publié le 5 avril 2012.

POLITIQUE - A moins de trois semaines de la présidentielle, la Première dame revient dans «Le Nouvel Observateur» sur son statut, son rôle, la campagne et les médias...

Comment être Première dame sans faire de politique? C’est le dilemme dans lequel est plongée Carla Bruni-Sarkozy depuis qu’elle a fait son entrée à l’Elysée, explique-t-elle dans un entretien au Nouvel Observateur publié ce jeudi.

«J’ai mis du temps à apprivoiser la fonction et je l’incarne du mieux que je peux», déclare la chanteuse à l’hebdomadaire, refusant d’apparaître comme une simple épouse dévouée aux bonnes œuvres. «A côté de Madame Pompidou, je suis Lady Gaga!» s’amuse-t-elle. Mais difficile de ne pas prendre position face au «système médiatique actuel» qui la «décontenance».

L’anti-sarkozysme, «un phénomène d’élite parisienne»

Et la Première dame de tirer à boulets rouges sur la presse, «parfois sacrément partiale», et son anti-sarkozysme qui est, pour elle, «un phénomène d’élite parisienne». De même, la droitisation de la campagne «est une idée reçue des journaux qui n’ont rien d’autre à se mettre sous la dent.» «Sur le terrain, je ne ressens pas d’agressivité, les gens semblent aimer Nicolas», assure-t-elle, expliquant décrire de manière enjolivée les interventions de son président de mari parce qu’elle «n’ose pas être insolente ou agressive». «Je me sens une responsabilité de courtoisie et de gentillesse envers mon pays», précise Carla Bruni-Sarkozy.

C’est en utilisant cette corde que la Première dame en profite pour défendre les «choses extraordinaires» qu’a réalisées son mari, «sans faire de politique»: réformes des universités, des retraites, RSA, plans Cancer et Alzheimer, Hadopi, gestion de la crise financière, interventions en Libye, Côte d’Ivoire et Géorgie, etc. «Mais encore une fois, je n’ai pas les compétences pour juger de tout cela», tempère-t-elle.

«J’aimais la gauche de Michel Rocard, pas la gauche caviar»

Il y a un an, Carla Bruni-Sarkozy déclarait au Parisien qu’elle ne se sentait «plus vraiment de gauche». Les choses n’ont pas changé aujourd’hui: «J’aimais la gauche de Michel Rocard, pas la gauche caviar.» La chanteuse dénonce alors «la dichotomie entre les leçons données» par la gauche en France et la réalité, égratignant au passage Laurent Fabius, François Hollande et même son ami Pierre Bergé.

«Je ne fais pas de propagande amoureuse, mais je ne vois pas les journaux s’acharner sur François Hollande», insiste la Première dame qui fustige ainsi le «deux poids, deux mesures» et la thématique «Sarkozy-des-riches» qui est, selon elle, «une invention».

En attendant, Carla Bruni-Sarkozy a «la conviction» que son mari sera réélu le mois prochain parce qu’«en ces temps de crise, notre pays a besoin d’un homme comme lui.» Lors de son prochain mandat, la Première dame entend déjà faire plus pour la cause des femmes et poursuivre son combat contre l’illettrisme. Et si ça ne passe pas? «Mon mari peut exister en dehors de la vie politique. S’il perdait cette élection, il tirerait un trait car il n’est pas un homme de demi-mesure», conclut-elle.

Corentin Chauvel
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