Marine Le Pen sur le terrain pour reconquérir son électorat

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Publié le 30 mars 2012.

PRÉSIDENTIELLE - La candidate du Front national reprend les déplacements en plein air...

A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen multiplie les déplacements et les meetings, alors que son adversaire du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon la talonne dans les sondages.

Samedi, la candidate du Front national se rend à Nice, dans les Alpes-Maritimes, une ville où elle a tenu les «journées d’été» du parti en septembre dernier. Marine Le Pen souhaite reconquérir ici les voix de ces électeurs qui ont finalement voté Nicolas Sarkozy en 2007.

Près d’une semaine après un meeting près de Nantes, où la candidate s’est focalisée sur l’islam, l’insécurité et l’immigration, Marine Le Pen devrait continuer sur cette lancée, revenant ainsi aux fondamentaux du parti.

Rompre avec des déplacements mouvementés

Ce déplacement de Marine Le Pen dans la ville azuréenne devrait par ailleurs rompre avec une semaine compliquée pour la candidate, parsemée de visites mouvementées ou annulées. Jeudi, la candidate essuie des sifflets et des huées au congrès de la FNSEA à Montpellier. Qualifiant le président de ce syndicat agricole de «mauvais lobbyiste» des OGM, elle annule dans la foulée le déjeuner avec les agriculteurs qui étaient prévu en fin de la matinée.

La veille, mercredi, l’équipe de Marine Le Pen renonce à la dernière minute à une visite à la Manufacture nationale de la tapisserie de Beauvais. Selon un conseiller régional FN, la candidate ne peut s’exprimer publiquement à l'intérieur du musée, et faire venir les médias dans ce lieu culturel.

Mardi, alors que la chaîne Al-Jazira en France déclare avoir reçu les vidéos montrant les meurtres de Mohamed Merah, la candidate organise au débotté un point presse devant le siège de la chaîne qatarie à Paris. Elle l’annule quelques heures plus tard, la chaîne ayant déclaré qu’elle ne va pas diffuser ces vidéos. Enfin, samedi dernier, la visite du marché de Meaux, en Seine-et-Marne, est longuement perturbée par des opposants qu’elle qualifie de «gueulards».

Nice va-t-elle rompre définitivement avec des déplacements de campagne à moitié ratés? La frontiste bénéficiera au moins d’un soutien de poids: celui du maire de Nice de 1995 à 2008, Jacques Peyrat, un ancien fidèle de l’UMP.

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Anne-Laëtitia Béraud
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