La journaliste Valérie Trierweiler, compagne de Francois Hollande, suit Francois Bayrou, le président du  Modem, lors de sa visite au salon international de l'élevage a Rennes, le 12 septembre 2011.
La journaliste Valérie Trierweiler, compagne de Francois Hollande, suit Francois Bayrou, le président du Modem, lors de sa visite au salon international de l'élevage a Rennes, le 12 septembre 2011. - L. LE SAUX/SIPA

Enora Ollivier

Echanges d'amabilités entre une journaliste et son propre journal: alors que la compagne de François Hollande est furieuse se voir à la une de Paris-Match cette semaine, l'hebdomadaire assume, revendiquant, son «indépendance». Le magazine, dans lequel Valérie Trierweiler travaille, publie ce jeudi en première page une photo de la journaliste en compagnie du candidat socialiste, avec ce titre: «L'atout charme de François Hollande». Le titre renvoie, à l'intérieur du journal, aux bonnes feuilles d'un livre consacré aux femmes de candidats, qui raconte en particulier l'histoire du «couple présidentiel préféré des Français».

«Quel choc de se découvrir à la Une de son propre journal», a réagi l'intéressée sur Twitter, ajoutant : «Colère de découvrir l'utilisation de photos sans mon accord ni même être prévenue». 

La journaliste insiste, un peu plus d'une heure plus tard:

 

L'hebdomadaire a répondu à Valérie Trierweiler, également sur Twitter: «C'est vrai Valérie on n'a pas discuté avec toi de la couv. C'est l'indépendance de Match. Tu es la mieux placée pour le comprendre.»

 

 En novembre dernier, la journaliste et l'hebdomadaire avaient convenu «d'un commun accord» que Valérie Trierweiler «s'abstiendrait désormais et pour la durée de la campagne présidentielle de toute participation à la vie collective du journal (conférences de rédaction, bouclages)», tout en restant «une journaliste de plein exercice du magazine».