Contre Sarkozy, Jean-Marie Le Pen retombe dans l'outrance

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Publié le 18 février 2012.

POLITIQUE - Il a donné libre cours à son travers lors du premier jour de la convention présidentielle du Front national...

Le président d’honneur du Front national est en campagne. Depuis des mois, il épaule sa fille, Marine Le Pen, en sillonnant la France, animant notamment des «banquets républicains». Et médiatiquement, il a toujours une parole forte dont il sait user avec plus ou moins de parcimonie.

S’il s’était fait relativement discret ces dernières semaines, laissant Marine Le Pen et sa stratégie de «dédiabolisation» sous les projecteurs médiatiques, Jean-Marie Le Pen a refait parler de lui ce samedi, lors de la première journée de la convention présidentielle du FN qui se tient à Lille ce week-end.

Brasillach au menu

Alors que sa fille fustigeait le «grossier tour de passe-passe» de Nicolas Sarkozy qui veut se présenter comme le candidat du peuple, Jean-Marie Le Pen a fait dans la sortie outrancière. Sarkozy et sa nouvelle offensive à droite? «Faut être gonflé! C'est un  peu comme la pute qui devient chaisière à l'Eglise. Si elle garde son maquillage, elle ne trompe personne», a-t-il lancé en riant devant quelques journalistes.

Et pour conclure son second discours de la journée, le président d’honneur du FN s’est permis de citer Robert Brasillach, l'écrivain collaborationniste fusillé à la fin de la Seconde guerre mondiale pour «intelligence avec l'ennemi». «Est-ce que le fait d'être condamné empêche d'être poète?», s'est-il  défendu. Il a aussi expliqué avoir également cité le poète Martiniquais Aimé Césaire, avant d'ajouter: «Soixante-cinq ans après la Guerre, on va peut-être pouvoir commencer à parler.» «Puisque nous acceptons dans notre passé toute l'histoire de France, y compris Robespierre, je ne vois pas pourquoi on n'accepterait pas Brasillach», a-t-il ajouté.

Finalement, pour fustiger celui qu'elle a désigné contre son principal adversaire, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen ne craint pas d'entendre son père dans des travers  - l'outrance - qu'elle a pu condamner en d'autres occasions.

Maud Pierron avec Reuters
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