Dîner du Crif: François Hollande et Nicolas Sarkozy se sont serré la main

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Publié le 9 février 2012.

PRÉSIDENTIELLE - Invités du Crif, les deux hommes se sont cordialement salués mercredi soir...

La (petite) histoire de cette élection présidentielle retiendra que la première poignée de main entre François Hollande, le favori des sondages, et son challenger, Nicolas Sarkozy, a eu lieu un froid mercredi soir de février, dans un ancien pavillon de chasse, au dîner du Crif. C'est que le pavillon d’Armenonville, au cœur du bois de Boulogne, avait des airs de terrain de campagne électorale ce mercredi soir. A un peu plus de deux mois de la présidentielle, les politiques de premier plan, mais aussi les candidats déclarés ou probables, se sont pressés au grand raout de du Conseil représentatif des institutions juives de France.

«Il y a des gens qui en profitent pour se montrer un peu plus, pour pêcher des voix», s'est agacé Enrico Macias, en grande forme, à son arrivée dans le hall du pavillon de chasse. Qui vise-t-il? Pas Nicolas Sarkozy, cet homme «extraordinaire» dont «il est tombé amoureux» et qui venait au dîner «même quand il n’était rien du tout».

Villepin sèche le dîner

«Je ne viens pas du tout parce que je suis candidate», venait pourtant de protester Corinne Lepage, qui ouvrait le bal. Dominique de Villepin, pris en étau entre les journalistes, a juré n’être là que pour «saluer des amis dans un esprit républicain». Rapidement, puisqu’il n’est resté que pour le cocktail.

Mais alors que Nadine Morano passait, notamment pour tancer des journalistes qui «manipulent» ses propos, les reporters attendaient surtout François Hollande, arrivé dans une incroyable cohue. «Je viens chaque année», a assuré le candidat socialiste, alors que le ministre Thierry Mariani faisait justement remarquer son absence en 2011. Le socialiste est venu «avec le souci d’entendre ce que les représentants des juifs de France» ont à dire. «Je ne regarde pas les citoyens en fonction de leur religion», a-t-il promis, alors qu’on lui demandait s’il venait à la pêche aux voix. Et de lâcher en guise de boutade, avant de filer: «Je ne sais pas qui prononcera le discours en 2013».

Poignée de main chaleureuse entre Hollande et Sarkozy

Mais mercredi soir, le socialiste a vu celui qu'il domine largement dans les sondages jouer le premier rôle. Il a assisté au discours de Nicolas Sarkozy, invité d'honneur du Crif en tant que président de la République. Il l’a vu arriver avec les parents de Gilad Shalit, qu’il avait reçus dans l’après-midi à l’Elysée. L’a entendu assurer à la tribune que «la France ne transigera pas avec la sécurité d’Israël», puis expliquer que, eu égard à l’histoire, l’amitié franco-allemande est «sacrée» et que «l’Europe peut montrer le chemin pour les Israéliens et les Palestiniens». «Il n’y aura pas de sécurité aux frontières d’Israël tant qu’il n’y aura pas un Etat palestinien viable», a encore lancé Nicolas Sarkozy au millier de convives.

Un discours très applaudi. Y compris par François Hollande, qui dînait à proximité du président. Si bien qu'à la fin, le socialiste a pris l'initiative de se lever pour aller saluer le chef de l'Etat. Une poignée de main chaleureuse immortalisée par les photographes et les caméras. 

Ce n'était pas «prémédité», a assuré Manuel Valls, le directeur de la communication de François Hollande. Il a expliqué que le candidat voulait saluer les parents de Gilad Shalit, et que Nicolas Sarkozy se trouvant à côté, il l'a «naturellement» salué. «Que les responsables politiques se saluent, c'est la moindre des choses dans un pays civilisé», a-t-il minimisé à quelques pas de Hollande, qui tentait de dîner sous l'oeil d'une quinzaine de journalistes... Et si ce geste apaise légèrement le climat politique enflammé par la «polémique Guéant», «le combat politique va reprendre sa place», assure Manuel Valls.


Poignée de main de Nicolas Sarkozy et François... par BFMTV

Maud Pierron
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