France Nature Environnement a insufflé un peu d'environnement dans la présidentielle à l'occasion de son 36e Congrès où sept candidats, dont François Hollande apôtre du "dialogue environnemental", sont venus chercher un brevet d'écologie.
France Nature Environnement a insufflé un peu d'environnement dans la présidentielle à l'occasion de son 36e Congrès où sept candidats, dont François Hollande apôtre du "dialogue environnemental", sont venus chercher un brevet d'écologie. - Fred Dufour afp.com

© 2012 AFP

France Nature Environnement a insufflé un peu d'environnement dans la présidentielle à l'occasion de son 36e Congrès où sept candidats, dont François Hollande apôtre du «dialogue environnemental», sont venus chercher un brevet d'écologie.

Quinze minutes pour chacun, chrono affiché sur écran géant derrière la scène: les candidats ont défilé devant les 2.000 militants de la plus importante fédération écologiste de France (3.000 associations) pour parler nucléaire, agriculture, biodiversité et économies d'énergie dans un exercice s'inspirant du «Pacte écologique» de Nicolas Hulot en 2007. L'occasion notamment pour François Hollande de décliner une quasi-profession de foi «verte» deux jours après avoir présenté ses «60 engagements pour la France».

Positionnés sur le nucléaire

Le candidat PS s'est engagé à «ouvrir une conférence environnementale» s'il était élu pour permettre «un dialogue environnemental au même niveau que le dialogue social». Il a annoncé une «loi de programmation de transition énergétique» et rappelé son engagement à réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique et la fermeture de la centrale de Fessenheim «dans le quinquennat».

Avant lui étaient intervenus François Bayrou (MoDem), Eva Joly (EELV), Corinne Lepage (Cap21), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Hervé Morin (NC) et Dominique de Villepin (République solidaire).

La question du nucléaire, en débat depuis l'accident de Fukushima, a été le thème récurrent des interventions, Eva Joly et Corinne Lepage évoquant la sortie de l'atome. Mélenchon, Morin et Villepin ont défendu l'idée d'un référendum sur l'énergie alors que Bayrou a qualifié le nucléaire d'«énergie de transition».

Cadeaux surprises pour NKM

France Nature Environnement avait soumis aux candidats une série de propositions (l'«Appel des 3.000») sur lesquelles les candidats étaient appelés à se positionner. L'UMP, faute de candidat déclaré, n'a pas participé à ce «grand oral». Mais la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, de passage à la mi-journée pour inaugurer le «village» des associations, en a profité pour vanter le bilan «solide» de Nicolas Sarkozy, probable candidat de l'UMP.

«Avec le Grenelle de l'environnement, il est probablement le président de la Ve République qui a le bilan le plus solide en matière d'environnement», a-t-elle dit devant la presse. «On trouvera l'occasion pour que le président de FNE puisse échanger avec notre candidat», a-t-elle ajouté au cours d'une visite où elle s'est vu offrir une pomme bio, mais aussi un paquet d'algues vertes de Bretagne, un sac sur lequel était brodé «Non au gaz de schiste» et des tracts contre l'aéroport de Notre-Dame des Landes, près de Nantes.

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