Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a parié lundi sur une explosion de l'UMP en cas de défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, avec une "grande chance" que le FN "constitue le noyau de regroupement" des "anti-marxistes".
Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a parié lundi sur une explosion de l'UMP en cas de défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, avec une "grande chance" que le FN "constitue le noyau de regroupement" des "anti-marxistes". - Joel Saget afp.com

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Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a parié ce lundi sur une explosion de l'UMP en cas de défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, avec une «grande chance» que le FN «constitue le noyau de regroupement» des «anti-marxistes».

Interrogé, sur Public Sénat-Radio Classique, pour savoir s'il pense que le FN pourrait «remplacer» l'UMP en cas de défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Jean-Marie Le Pen a répondu: «je pense qu'il y a une grande chance, en effet, que le Front national constitue le noyau de regroupement... des anti-marxistes, disons».

Part très active dans la campagne

«Son mouvement (l'UMP) ne résistera pas à une défaite de son leader (...) Il y aura une dispersion et un regroupement normal, non pas tellement peut-être des élus qui seront rejetés dans les ténèbres extérieures, mais des électeurs eux-mêmes et des électrices bien sûr», a ajouté l'ancien leader du mouvement d'extrême droite, qui, à 83 ans, prend une part très active dans la campagne présidentielle de sa fille.

Selon lui, si Marine Le Pen n'est pas au second tour de la présidentielle, une hypothèse qu'il exclut, «elle n'aura pas besoin (de) donner» de consignes de vote: «l'indignation de ses électeurs sera telle qu'il y a, dans tous les cas, un des candidats qui ira au tapis, c'est Monsieur Sarkozy, sûrement». Il a notamment accusé le pouvoir en place de bloquer les parrainages d'élus pour Marine Le Pen.

«Conviction» que sa fille «sera en tête du premier tour»

Jean-Marie Le Pen a la «conviction» que sa fille «sera en tête du premier tour de l’élection présidentielle». Il a évoqué un «courant sous-marin très profond, que ne voient pas les gens qui ne regardent que la surface».

«On le voit plus peut-être dans les regards de la rue, dans les regards des aéroports, des cafés où l'on passe, des restaurants, que dans les meetings proprement dits», a-t-il expliqué.

«Je ne tiens pas tellement à ce qu'on annonce Marine Le Pen comme ayant une très forte probabilité d'être au 2e tour parce qu'à ce moment-là elle concentrerait sur elle les tirs d'un certain nombre de gens qui ne s'embarrassent pas beaucoup dans l'argumentation», a-t-il ajouté.