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Publié le 18 janvier 2012.

PRÉSIDENTIELLE - Le candidat Hollande va-t-il créer 60.000 postes d'enseignants ou redéployer les effectifs existants? Le PS se divise sur la question...

Des remous en perspective? A la fin du mois de janvier, François Hollande présentera son projet. La pression monte au Parti socialiste, alors que les derniers arbitrages sont en train d’être rendus dans l’équipe de François Hollande. Benoît Hamon, Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann, trois dirigeants de l’aile gauche du PS, se disent «surpris de l’interprétation faite [dimanche] par Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, de la proposition ambitieuse de François Hollande de créer 60.000 postes d’enseignants dans l’Education nationale».

Sur France 5 dimanche, ce proche de François Hollande, l’un des artisans du projet, notamment sur le volet fiscalité, a expliqué que les fameux 60.000 emplois dans l’Education nationale promis par le candidat socialiste le seront uniquement «par redéploiement», sans nouvelle embauche. «Cela reviendrait à réduire le service public de la santé ou de l’emploi pour consolider les moyens de l’Education nationale. Cela n’aurait aucun sens», font valoir les trois dirigeants du courant socialiste Un monde d’avance, dans un communiqué commun.

«Ce n’est pas l’objectif»

Pourtant, dans l’entourage de François Hollande, on confirme bien qu’il n’y aura pas de nouvelles créations de postes prévues dans la fonction publique dans le projet PS. «Ce n’est pas l’objectif», explique un proche du candidat socialiste. En clair, un poste créé dans l’Education nationale sera compensé par des non-remplacements de départ à la retraite dans d’autres secteurs. Pas si éloigné de ce qu’a fait Nicolas Sarkozy, en somme? Si, se défend-il. «Qu’on veuille maîtriser la masse de la fonction publique, c’est très bien, qu’il faille faire des économies, je ne le conteste pas mais Sarkozy, avec la RGPP, a utilisé une mauvaise méthode. Il y a là une absence de discernement et de l’arbitraire.»

Dans l’entourage de Benoît Hamon, pourtant pas associé à la rédaction du projet du candidat, on tente de se rassurer: «C'est ce que pense Cahuzac, ce n’est pas ce que pense le candidat, lui ne l’a jamais dit.» Et pour cause, le socialiste en dit très peu, pour le moment, sur le détail de son programme. Il doit annoncer, autour de trois thèmes forts, la justice fiscale, la jeunesse et le pacte productif, un nombre de mesures limitées, loin des 100 proposées en 2007 par Ségolène Royal.

«Pas là pour dire que tout sera possible»

S’il ne l’a pas annoncé officiellement, le socialiste a laissé quelques indices assez clairs. Le 5 janvier, à Caen, lors d’un déplacement sur le thème de l’Education, François Hollande avait expliqué: «Il y a le projet que je porte, qui est responsable, parce qu'il ne s'agit pas d'augmenter le budget national. Il s'agit de redéployer et de mettre des moyens supplémentaires en personnels dans l'Education nationale pour réparer ce qui a été détruit depuis cinq ans.»

Et que ce soit en Guadeloupe, en Martinique ou en Guyane, où il était en tournée ce week-end, François Hollande n’a pas promis des créations de postes, mais bien de «mettre des professeurs là où on en a besoin» ou sa variante, «des policiers». Tout au long de son périple marqué par la dégradation de la note de la France, le candidat, très grave, a répété à l’envie cette même idée: «Je ne suis pas là pour faire des promesses qui ne seront pas tenues» ou «je ne suis pas là pour dire que tout sera possible». Aux journalistes, il expliquait que la perte du triple A allait entraîner «un renchérissement du coût de la dette» dès 2012 et que cela aurait un impact.

Avec ce communiqué, le porte-parole du parti et ses amis, qui soutenaient Martine Aubry lors des primaires, rappellent François Hollande à ses engagements pris lors de la campagne interne du PS. A cette époque, Hamon n'avait d'ailleurs pas soutenu cette mesure, comme toute l'équipe d'Aubry, qui la trouvait soit inefficace, soit trop coûteuse.Aujourd'hui, il peut vouloir peser dans les arbitrages. Le trio de l’aile gauche peut garder espoir, car François Hollande l’a confirmé à 20 Minutes après le cafouillage sur le quotient familial: «Il faut toujours attendre que j’aie arbitré. A la fin du mois, l’ensemble du projet sera connu. D’ici là: seule ma parole compte.»

Maud Pierron
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