Si les expulsions sont "toujours un drame humain", souligne le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, le gouvernement refuse tout moratoire ou plafonnement des loyers. "Ce serait envoyer un mauvais signal aux propriétaires et on arriverait à l'effet inverse de celui escompté, surtout dans un marché tendu" comme l'Ile-de-France.
Si les expulsions sont "toujours un drame humain", souligne le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, le gouvernement refuse tout moratoire ou plafonnement des loyers. "Ce serait envoyer un mauvais signal aux propriétaires et on arriverait à l'effet inverse de celui escompté, surtout dans un marché tendu" comme l'Ile-de-France. - Johanna Leguerre AFP/Archives

Alexandre Sulzer

Ils sont jeunes (jusqu’à 50 ans quand même), ambitieux, déjà connus ou pas du tout et, bien sûr, ils ont plein d’idées. Treize quadras de l’UMP, dont Benoist Apparu, Chantal Jouanno ou Valérie Rosso-Debord,  ont lancé jeudi matin «chapitre 2012», un recueil numérique dans lequel chacun, sur un sujet de son choix, fait des propositions «pour contribuer à la victoire de Nicolas Sarkozy».

«Un axe plus moderne»

Mais n’existe-t-il déjà pas un programme officiel de l’UMP qui doit être entériné en conseil national le 28 janvier? «Forcément, notre génération qui n’a pas vécu l’avant-mur de Berlin, a un regard différent», répond Benoist Apparu qui rappelle que «chapitre 2012» bénéficie du soutien de Bruno Le Maire, en charge du programme du parti.

«Il y a toujours eu différentes droites, nous, nous nous exprimons dans un axe plus moderne», poursuit le secrétaire d’Etat au Logement qui refuse que «chapitre 2012» soit perçue comme la caution jeunes de l’UMP. «Est-ce qu’on a des têtes de cautions?», se défend la députée Valérie Rosso-Debord.

Des propositions pour rien ?

Sur le fond, les propositions, «qui ne sont pas au cordeau près dans le programme UMP», vont de la fusion de l’école primaire et du collège (Benoist Apparu) à la mise en ligne en open data de toutes les données publiques (Franck Riester) en passant par la variation des minimas sociaux selon le coût de la vie dans les territoires (Jean Spiri). Certaines, comme la reconnaissance du droit de garde pour le beau-parent, sont en contradiction avec le programme UMP.

Celle de Valérie Rosso-Debord, qui souhaite augmenter la CSG des retraités, a peu de chances d’aboutir alors que cette catégorie de population est l’un des seuls socles stables de l’électorat Sarkozy. «C’est une contribution très personnelle», reconnaît la députée. Au président de la République-candidat de trancher.